Ce courrier, dont Bleepingcomputer a reçu une copie, a été envoyé fin septembre à différents partenaires vénézuéliens. On peut y lire que l'entreprise américaine ne peut plus collaborer avec eux en raison du décret présidentiel 13884 pris par Trump.

"Oracle doit renoncer à ses activités au Venezuela, ce qui signifie qu'il n'y aura plus de nouvelles affaires conclues avec des clients, qu'ils soient nouveaux ou existants", déclare entre autres l'entreprise dans le courrier.

Concrètement, cela signifie que les partenaires locaux d'Oracle ne pourront plus proposer de services, produits, matériel ou logiciels de l'entreprise. Pour les clients existants avec qui Oracle a des contrats en cours, elle examinera chaque cas individuellement pour voir ce qui est possible ou non.

Bleepingcomputer fait observer que le décret présidentiel de Trump porte par définition sur une interdiction de collaboration avec le gouvernement vénézuélien, les institutions publiques ou les divisions politiques de ce pays, alors que les entreprises, qui n'ont rien à voir avec ce qui précède, ont également reçu ledit courrier. A Bleepingcomputer, Oracle déclare ne faire aucun commentaire sur le sujet.

Oracle est la deuxième grande firme technologique américaine à se retirer du marché vénézuélien. Plus tôt cette semaine, on apprenait en effet qu'Adobe désactivera les comptes au Venezuela à partir du 29 octobre. Initialement, cela signifiait même que les clients disposant d'un abonnement annuel sur des produits d'Adobe (tels Photoshop, Indesign, Premiere,...) ne seraient pas remboursés. Entre-temps, l'entreprise a quand même fait savoir qu'elle allait rendre leur argent aux clients vénézuéliens.