Lors de son quatrième trimestre fiscal, qui s'est clôturé fin janvier, Nvidia a enregistré un chiffre d'affaires de cinq milliards de dollars, soit 61 pour cent de plus que durant le même période de l'année précédente. Son bénéfice net s'est, lui, établi à 1,5 milliard de dollars, en hausse de 53 pour cent par rapport à la période correspondante de 2019.

Sur l'ensemble de l'année fiscale 2020, le fabricant de GPU a réalisé un chiffre d'affaires de 16,68 milliards de dollars, en croissance de 53 pour cent par rapport à 2019. Son bénéfice net s'est établi à 4,3 milliards de dollars (+55 pour cent).

Les forces motrices du chiffre d'affaires, ce sont les produits pour joueurs et centres de données. 'La demande en GPU Geforce RTX 30 Series est incroyable', déclare le CEO Jensen Huang. L'entreprise a lancé cette série en automne dernier, et quasiment toutes les cartes ont été écoulées de manière quasi permanente, tellement même que nombre d'entre elles sont devenues nettement plus chères.

Doublement pour les centres de données

La division 'gaming' de Nvidia a enregistré un chiffre d'affaires de 2,5 milliards de dollars, soit 67 pour cent de plus qu'il y a un an. En dépend aussi le service de streaming GeForce Now, qui s'est récemment étendu à iOS/Safari. Le centre de gravité du chiffre d'affaires est représenté par les cartes graphiques.

L'autre centre de gravité de Nvidia, ce sont ses puces graphiques pour centres de données avec un chiffre d'affaires d'1,9 milliard de dollars (+97 pour cent sur une base annuelle). Dans ce but, l'entreprise avait précédemment racheté entre autres Mellanox. Elle salue la réussite de son GPU A100 universal AI pour centres de données.

Sur le plan automobile, où l'entreprise prépare notamment des puces pour véhicules autonomes, les choses se passent un peu moins bien. Il est question ici d'un chiffre d'affaires de 145 millions de dollars, en recul d'onze pour cent par rapport à 2019. Quant à la division Professional Visualisation, elle a réalisé 307 millions de dollars de chiffre d'affaires, en diminution également d'onze pour cent.

Les crypto-extracteurs partiellement les bienvenus

Ces résultats positifs sont annoncés à un moment, où il y a au niveau mondial une pénurie de puces. Chez Nvidia également, la demande est supérieure à l'offre. Cela s'explique en partie par la popularité de ses cartes auprès des extracteurs ('miners'), ces personnes qui effectuent des calculs avec des cartes graphiques, afin de générer des crypto-espèces.

Dans un entretien avec des investisseurs, la CFO Colette Kress a signalé que des analystes estiment que les achats des extracteurs ont représenté entre cent et trois cents millions de dollars du chiffre d'affaires du trimestre écoulé. Et pour le trimestre en cours, on devrait être aux environs de cinquante millions de dollars.

Nvidia est ici assise entre deux chaises. Même si elle enregistre ainsi des rentrées, cette popularité fait en sorte que les joueurs doivent attendre des semaines, voire des mois leur nouvelle carte graphique. Pour faire face au problème, l'entreprise a récemment annoncé qu'elle adapterait par voie logicielle certaines puces de jeu, ce qui fait qu'elles deviendraient moins efficientes pour la crypto-extraction, sans pour autant impacter leurs performances dans les jeux.

En même temps, le CEO Huang entend sortir des puces spécifiques pour la crypto-extraction. A l'agence Reuters, il a expliqué que ces puces n'ont pas besoin des mêmes possibilités que celles des puces pour les jeux. En fournissant des puces séparées aux extracteurs, l'entreprise espère pouvoir mieux desservir son principal groupe de clients: les joueurs.

Lors de son quatrième trimestre fiscal, qui s'est clôturé fin janvier, Nvidia a enregistré un chiffre d'affaires de cinq milliards de dollars, soit 61 pour cent de plus que durant le même période de l'année précédente. Son bénéfice net s'est, lui, établi à 1,5 milliard de dollars, en hausse de 53 pour cent par rapport à la période correspondante de 2019.Sur l'ensemble de l'année fiscale 2020, le fabricant de GPU a réalisé un chiffre d'affaires de 16,68 milliards de dollars, en croissance de 53 pour cent par rapport à 2019. Son bénéfice net s'est établi à 4,3 milliards de dollars (+55 pour cent).Les forces motrices du chiffre d'affaires, ce sont les produits pour joueurs et centres de données. 'La demande en GPU Geforce RTX 30 Series est incroyable', déclare le CEO Jensen Huang. L'entreprise a lancé cette série en automne dernier, et quasiment toutes les cartes ont été écoulées de manière quasi permanente, tellement même que nombre d'entre elles sont devenues nettement plus chères.Doublement pour les centres de donnéesLa division 'gaming' de Nvidia a enregistré un chiffre d'affaires de 2,5 milliards de dollars, soit 67 pour cent de plus qu'il y a un an. En dépend aussi le service de streaming GeForce Now, qui s'est récemment étendu à iOS/Safari. Le centre de gravité du chiffre d'affaires est représenté par les cartes graphiques.L'autre centre de gravité de Nvidia, ce sont ses puces graphiques pour centres de données avec un chiffre d'affaires d'1,9 milliard de dollars (+97 pour cent sur une base annuelle). Dans ce but, l'entreprise avait précédemment racheté entre autres Mellanox. Elle salue la réussite de son GPU A100 universal AI pour centres de données.Sur le plan automobile, où l'entreprise prépare notamment des puces pour véhicules autonomes, les choses se passent un peu moins bien. Il est question ici d'un chiffre d'affaires de 145 millions de dollars, en recul d'onze pour cent par rapport à 2019. Quant à la division Professional Visualisation, elle a réalisé 307 millions de dollars de chiffre d'affaires, en diminution également d'onze pour cent.Les crypto-extracteurs partiellement les bienvenusCes résultats positifs sont annoncés à un moment, où il y a au niveau mondial une pénurie de puces. Chez Nvidia également, la demande est supérieure à l'offre. Cela s'explique en partie par la popularité de ses cartes auprès des extracteurs ('miners'), ces personnes qui effectuent des calculs avec des cartes graphiques, afin de générer des crypto-espèces.Dans un entretien avec des investisseurs, la CFO Colette Kress a signalé que des analystes estiment que les achats des extracteurs ont représenté entre cent et trois cents millions de dollars du chiffre d'affaires du trimestre écoulé. Et pour le trimestre en cours, on devrait être aux environs de cinquante millions de dollars.Nvidia est ici assise entre deux chaises. Même si elle enregistre ainsi des rentrées, cette popularité fait en sorte que les joueurs doivent attendre des semaines, voire des mois leur nouvelle carte graphique. Pour faire face au problème, l'entreprise a récemment annoncé qu'elle adapterait par voie logicielle certaines puces de jeu, ce qui fait qu'elles deviendraient moins efficientes pour la crypto-extraction, sans pour autant impacter leurs performances dans les jeux.En même temps, le CEO Huang entend sortir des puces spécifiques pour la crypto-extraction. A l'agence Reuters, il a expliqué que ces puces n'ont pas besoin des mêmes possibilités que celles des puces pour les jeux. En fournissant des puces séparées aux extracteurs, l'entreprise espère pouvoir mieux desservir son principal groupe de clients: les joueurs.