C'est le lanceur d'alertes Gary Miller qui a fait à ce sujet des déclarations auprès du Département américain de la Justice, selon le journal Washington Post qui a pu en consulter certains éléments. Miller a travaillé jusqu'en 2020 en qualité de vice-président de Mobileum, qui fournit de l'analytique télécom aux entreprises de télécommunications.

Cette offre de NSO aurait été émise en août 2017 lors d'une visioconférence entre les deux entreprises. NSO voulait via Mobileum avoir accès à SS7. Il s'agit là d'un protocole qui aide les opérateurs à traiter les communications et les services, lorsque leurs utilisateurs se trouvent à d'autres endroits (comme à l'étranger). Etant donné que pareille collaboration était particulièrement inhabituelle, Mobileum demanda comment cela allait fonctionner. Omri Lavie, le co-fondateur de NSO, aurait alors eu cette réplique: 'Nous verserons une solide somme d'argent à votre entreprise.'

L'accès à SS7 aurait permis à NSO de localiser et de mettre sur écoute beaucoup plus facilement d'éventuelles victimes de son espiogiciel Pegasus et ce, dans le monde entier. Le Washington Post prétend qu'il n'est pas forcément illégal d'avoir accès à SS7, mais que, par contre, la surveillance hors procédures juridiques (comme un mandat judiciaire émis par des services d'ordre) est, elle, tout à fait illégale dans de nombreux cas.

NSO dément

De son côté, NSO dément ces propos. Au Wall Street Journal, l'entreprise affirme n'avoir jamais fait d'affaires avec Mobileum. Lavie affirme au journal qu'à sa connaissance, rien de tout cela n'a jamais été dit et que c'en est même risible. D'autres directeurs ou collaborateurs de NSO impliqués dans cette affaire prétendent qu'une telle offre n'a jamais existé.

NSO est une firme israélienne qui dispose avec son espiogiciel Pegasus d'un outil permettant de mettre quasiment tout smartphone sur écoute. Il est question tant de communications que de photos et d'emplacements. Formellement, Pegasus n'est proposé qu'à des autorités en vue de dépister des terroristes ou des grands criminels.

Dans la pratique, Pegasus est toutefois gravement abusé dans des pays peu démocratiques, afin de mettre aussi sur écoute des activistes, membres d'opposition ou journalistes. L'année dernière, le magazine flamand Knack avait ainsi révélé, conjointement avec plusieurs médias internationaux, que Pegasus est utilisé dans le monde pour des raisons n'ayant rien à voir avec le crime ou le terrorisme. Aujourd'hui, l'entreprise a été placée sur une liste noire aux Etats-Unis notamment, ce qui signifie qu'elle n'est plus autorisée à faire des affaires dans ce pays. Il existerait cependant un projet en vue d'un rachat de NSO par des investisseurs américains à des fins d'espionnage exclusif au profit des Etats-Unis et de leurs proches alliés.

C'est le lanceur d'alertes Gary Miller qui a fait à ce sujet des déclarations auprès du Département américain de la Justice, selon le journal Washington Post qui a pu en consulter certains éléments. Miller a travaillé jusqu'en 2020 en qualité de vice-président de Mobileum, qui fournit de l'analytique télécom aux entreprises de télécommunications.Cette offre de NSO aurait été émise en août 2017 lors d'une visioconférence entre les deux entreprises. NSO voulait via Mobileum avoir accès à SS7. Il s'agit là d'un protocole qui aide les opérateurs à traiter les communications et les services, lorsque leurs utilisateurs se trouvent à d'autres endroits (comme à l'étranger). Etant donné que pareille collaboration était particulièrement inhabituelle, Mobileum demanda comment cela allait fonctionner. Omri Lavie, le co-fondateur de NSO, aurait alors eu cette réplique: 'Nous verserons une solide somme d'argent à votre entreprise.'L'accès à SS7 aurait permis à NSO de localiser et de mettre sur écoute beaucoup plus facilement d'éventuelles victimes de son espiogiciel Pegasus et ce, dans le monde entier. Le Washington Post prétend qu'il n'est pas forcément illégal d'avoir accès à SS7, mais que, par contre, la surveillance hors procédures juridiques (comme un mandat judiciaire émis par des services d'ordre) est, elle, tout à fait illégale dans de nombreux cas.De son côté, NSO dément ces propos. Au Wall Street Journal, l'entreprise affirme n'avoir jamais fait d'affaires avec Mobileum. Lavie affirme au journal qu'à sa connaissance, rien de tout cela n'a jamais été dit et que c'en est même risible. D'autres directeurs ou collaborateurs de NSO impliqués dans cette affaire prétendent qu'une telle offre n'a jamais existé.NSO est une firme israélienne qui dispose avec son espiogiciel Pegasus d'un outil permettant de mettre quasiment tout smartphone sur écoute. Il est question tant de communications que de photos et d'emplacements. Formellement, Pegasus n'est proposé qu'à des autorités en vue de dépister des terroristes ou des grands criminels.Dans la pratique, Pegasus est toutefois gravement abusé dans des pays peu démocratiques, afin de mettre aussi sur écoute des activistes, membres d'opposition ou journalistes. L'année dernière, le magazine flamand Knack avait ainsi révélé, conjointement avec plusieurs médias internationaux, que Pegasus est utilisé dans le monde pour des raisons n'ayant rien à voir avec le crime ou le terrorisme. Aujourd'hui, l'entreprise a été placée sur une liste noire aux Etats-Unis notamment, ce qui signifie qu'elle n'est plus autorisée à faire des affaires dans ce pays. Il existerait cependant un projet en vue d'un rachat de NSO par des investisseurs américains à des fins d'espionnage exclusif au profit des Etats-Unis et de leurs proches alliés.