Les personnes trompées peuvent s'enregistrer à partir de cette semaine auprès de la fondation, afin de prendre part à la réclamation de masse. La fondation a vu le jour aux Pays-Bas, mais elle veut s'étendre aux autres pays européens, afin d'être plus forte au niveau de la procédure. La juriste Femke Hendriks, directrice de la fondation, souhaite que les propriétaires de voitures bernés soient indemnisés: "Ils/elles ont roulé dans une voiture manipulée, malaisément revendable sur le marché de l'occasion. Ils/elles ont dû faire face à davantage de frais d'entretien et ont consommé plus de carburant qu'attendu. Reste aussi à savoir si les capacités de roulage de leur voiture étaient bien celles qu'ils/elles pouvaient attendre à l'achat."

Hendriks n'entend pas s'en tenir à un montant d'indemnisation. "Aux Etats-Unis, Volkswagen a trouvé un arrangement pour un montant de 15 milliards de dollars pour 500.000 voitures en circulation. Ici, il est question de 8,5 millions de voitures encore et toujours en circulation. Cela nous mènerait trop loin de dire que les propriétaires de ces voitures vont récupérer le prix d'achat complet. Nous ne pouvons donc pas le promettre. Mais nous voulons une indemnisation raisonnable."

Volkswagen a des années durant utilisé un logiciel spécial pour les émissions de ses voitures diesel. Durant les tests, ces voitures paraissaient plus propres qu'elles ne l'étaient en réalité. La Nederlandse Autoriteit Consument & Markt avait à l'époque infligé à Volkswagen l'amende maximale prévue de 450.000 euros. En Allemagne, le scandale avait valu une amende d'un milliard d'euros à l'entreprise. Chez nous, les réclamations en dommages et intérêts sont encore en cours.