Dans le classement annuel, l'IMD analyse dans quelle mesure les pays ont recours aux nouvelles technologies numériques pour améliorer le fonctionnement des pouvoirs publics, les modèles d'entreprises et réaliser des progrès sociétaux. Cette année, la Belgique termine 25e sur 63 pays. L'année passée, elle était 23e et il y a deux ans, 22e. Les États-Unis sont premiers et ils obtiennent un score de 100.000, quand la Belgique doit se contenter d'une score de 82.491.

Le pays recule dans le classement alors que ses voisins s'améliorent. Les Pays-Bas se hissent de la neuvième à la sixième place, l'Allemagne passe de la place 18 à 17 et le Luxembourg de la 24e à la 21e. Même la France devance la Belgique avec une 24e place.

Cette chute dans la classement est préoccupante, pour la FEB. "La digitalisation est une part importante de notre compétitivité. Il y a un siècle, la Belgique était un des pionniers de la révolution industrielle, mais dans la révolution digitale, ce ne sont ni la Belgique ni l'Europe qui mènent la danse", ajoute la fédération.

Les Etats-Unis sont de nouveaux premier du classement, suivis par Singapour, la Suède, le Danemark et la Suisse.

"En tant qu'économie de la connaissance ouverte, la Belgique est un des pays qui peuvent tirer le plus grand profit de la digitalisation", affirme Edward Roosens, économiste en chef de la FEB. "Il est donc grand temps que tous les acteurs concernés (entreprises, familles et autorités) fassent preuve de plus d'ambition." Edward Roosens plaide notamment pour l'organisation au plus vite de la mise aux enchères de la 5G.