Le titre du groupe s'appréciait de presque 10% lors des échanges électroniques après la clôture de Nasdaq (New York), alors qu'au deuxième trimestre, il avait été sanctionné pour avoir attiré moins de nouveaux abonnés que prévu.

L'entreprise pionnière se montre en outre confiante face à l'avalanche de nouveaux concurrents sur le marché. Rien qu'au mois de novembre, Disney et Apple vont mettre en service leurs plateformes de séries et films sur abonnement.

Mais Netflix n'évoque que des "vents contraires modestes à court-terme". "Sur le long terme, nous pensons que nous allons continuer à bien grandir, grâce à la force de notre service et aux opportunités qu'offre cet immense marché", assure le groupe dans un communiqué.

En un an, la plateforme a élargi sa base d'abonnés de 21% dans le monde, une performance légèrement inférieure à ses prévisions, mais bien en dessous de celles du consensus des analystes, qui tablaient sur plus de 161 millions d'utilisateurs payants.

Aux Etats-Unis, le service compte 60,6 millions d'abonnés, même pas 4 millions de plus qu'il y a un an. Avec le renforcement de la compétition, ce mauvais coup du côté des abonnés américains indique des difficultés à venir", estime Eric Haggstrom, analyste chez eMarketer. "Le fait que Netflix ait enregistré une croissance décevante avant l'arrivée des nouveaux concurrents est de mauvais augure pour 2020 et au-delà".

Netflix, qui s'est établi comme pionnier et leader du secteur, a dû se lancer dans la production de films et séries originaux pour rester en tête face à d'autres acteurs, comme Amazon Prime Video et sa solide base d'abonnés à la plateforme de commerce en ligne. (Belga)