Au cours des trois dernières années, l'inquiétude des Belges par rapport à l'utilisation de leurs données personnelles par les entreprises internet a diminué de plus d'un dixième. Voila ce qui ressort du rapport 'Digital Consumer Trends' du bureau de consultance Deloitte qui a interrogé quelque 2.000 Belges.

Par ailleurs, le rapport indique que davantage de Belges ont certes conscience que les entreprises internet utilisent leurs données personnelles, mais ne s'en inquiètent pas outre-mesure. Cette année en effet, plus d'un tiers des répondants (36 pour cent) précise être au courant que ces entreprises exploitent 'toujours' leurs données, contre 27 pour cent en 2018. Plus de la moitié, soit la même proportion qu'en 2018, pense que les entreprises internet le font 'généralement'.

Des données en échange d'un service

De nombreux Belges restent disposés malgré cela à communiquer leurs données en échange de services 'gratuits'. Seuls 17 pour cent indiquent être 'très préoccupés' par ce que font les entreprises internet avec leurs données, alors qu'ils étaient encore plus de quatre sur dix en 2018. Ce constat peut paraître inquiétant, mais laisse entrevoir une lueur d'espoir. En effet, davantage de Belges se déclarent 'relativement préoccupés' : 45 pour cent aujourd'hui, contre 29 pour cent en 2018. Cela étant, le nombre de participants qui s'estiment 'plus ou moins inquiets' a diminué de plus de 11 pour cent.

"Les gens ont conscience de la valeur marchande de leurs données et se rendent compte qu'ils sont ainsi rémunérés indirectement sous la forme d'un service. Pourtant, ils ne considèrent pas cette opération d'échange de données contre un service comme un 'paiement' et tolèrent donc l'utilisation récurrente de leurs données", explique Vincent Fosty de Deloitte. L'inquiétude globale face à l'utilisation de données personnelles a diminué de moitié depuis 2018. Par ailleurs, 76 pour cent des répondants acceptent tous les réglages standards en matière de cookies lorsque la question leur est posée, contre 18 pour cent seulement qui utilisent un navigateur spécifique qui limite la moitié du temps le traçage d'annonces publicitaires.

Les fake news considérées comme plus inquiétantes

83 pour cent des répondants citent les fausses nouvelles comme un problème plus sérieux. 52 pour cent estiment qu'il est difficile de distinguer les fake news de la réalité et 56 pour cent sont d'accord de considérer l'information sur les réseaux sociaux comme fiable. De très nombreux Belges concèdent donc indirectement avoir pris une fausse nouvelle comme un 'fait avéré'. La question se pose en outre de savoir si ces chiffres ne sous-estiment pas la réalité puisque tout le monde n'a peut-être pas conscience d'avoir un jour pris une fausse nouvelle pour la vérité.

"Il y a donc un besoin réel d'informations qualitatives et fiables. 14 pour cent des consommateurs sont dès lors prêts à payer pour un service d'actualité. Les consommateurs sont toujours plus conscients de l'existence de fake news, mais ne parviennent pas toujours à distinguer la vérité de la désinformation", ajoute Vincent Debusschere, TMT Consulting Partner de Deloitte Belgium.

Au cours des trois dernières années, l'inquiétude des Belges par rapport à l'utilisation de leurs données personnelles par les entreprises internet a diminué de plus d'un dixième. Voila ce qui ressort du rapport 'Digital Consumer Trends' du bureau de consultance Deloitte qui a interrogé quelque 2.000 Belges.Par ailleurs, le rapport indique que davantage de Belges ont certes conscience que les entreprises internet utilisent leurs données personnelles, mais ne s'en inquiètent pas outre-mesure. Cette année en effet, plus d'un tiers des répondants (36 pour cent) précise être au courant que ces entreprises exploitent 'toujours' leurs données, contre 27 pour cent en 2018. Plus de la moitié, soit la même proportion qu'en 2018, pense que les entreprises internet le font 'généralement'. De nombreux Belges restent disposés malgré cela à communiquer leurs données en échange de services 'gratuits'. Seuls 17 pour cent indiquent être 'très préoccupés' par ce que font les entreprises internet avec leurs données, alors qu'ils étaient encore plus de quatre sur dix en 2018. Ce constat peut paraître inquiétant, mais laisse entrevoir une lueur d'espoir. En effet, davantage de Belges se déclarent 'relativement préoccupés' : 45 pour cent aujourd'hui, contre 29 pour cent en 2018. Cela étant, le nombre de participants qui s'estiment 'plus ou moins inquiets' a diminué de plus de 11 pour cent. "Les gens ont conscience de la valeur marchande de leurs données et se rendent compte qu'ils sont ainsi rémunérés indirectement sous la forme d'un service. Pourtant, ils ne considèrent pas cette opération d'échange de données contre un service comme un 'paiement' et tolèrent donc l'utilisation récurrente de leurs données", explique Vincent Fosty de Deloitte. L'inquiétude globale face à l'utilisation de données personnelles a diminué de moitié depuis 2018. Par ailleurs, 76 pour cent des répondants acceptent tous les réglages standards en matière de cookies lorsque la question leur est posée, contre 18 pour cent seulement qui utilisent un navigateur spécifique qui limite la moitié du temps le traçage d'annonces publicitaires.83 pour cent des répondants citent les fausses nouvelles comme un problème plus sérieux. 52 pour cent estiment qu'il est difficile de distinguer les fake news de la réalité et 56 pour cent sont d'accord de considérer l'information sur les réseaux sociaux comme fiable. De très nombreux Belges concèdent donc indirectement avoir pris une fausse nouvelle comme un 'fait avéré'. La question se pose en outre de savoir si ces chiffres ne sous-estiment pas la réalité puisque tout le monde n'a peut-être pas conscience d'avoir un jour pris une fausse nouvelle pour la vérité."Il y a donc un besoin réel d'informations qualitatives et fiables. 14 pour cent des consommateurs sont dès lors prêts à payer pour un service d'actualité. Les consommateurs sont toujours plus conscients de l'existence de fake news, mais ne parviennent pas toujours à distinguer la vérité de la désinformation", ajoute Vincent Debusschere, TMT Consulting Partner de Deloitte Belgium.