Lorsqu'il est question de nuage public, la carte mondiale affiche un immense vide sur le continent africain. Alors qu'en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord, deux mille kilomètres représentent une région 'cloud', on ne trouve, entre le détroit de Gibraltar et la ville du Cap, pas la moindre installation de nuage public d'Azure, AWS, Google Cloud ou IBM.

Microsoft va changer cela en ouvrant deux centres de données dans la ville sud-africaine du Cap, mais aussi à Johannesburg. L'entreprise y proposera Office 365 à partir du troisième trimestre et MS Dynamics 365 à partir du quatrième.

Les centres disposeront aussi de connexions à fibre optique avec l'Egypte, le Kenya et le Nigeria. D'autres connexions sont également prévues avec l'Angola. Voilà qui devrait mieux relier ces pays au nuage ou, du moins, aux services 'cloud' de Microsoft.

Est-ce là une forme de bienfaisance? Non, Microsoft elle-même se réfère à un rapport d'IDC qui prétend que les dépenses dans le nuage public en Afrique du Sud tripleront au cours des cinq prochaines années. Cette zone s'avère plus intéressante du point de vue économique pour les investissements de Microsoft, afin qu'elle puisse y proposer ses produits 'cloud'.

Microsoft est provisoirement le premier des acteurs en vue dans le nuage à ouvrir des centres de données en Afrique. Il nous faut cependant apporter ici la nuance, selon laquelle Huawei, conjointement avec un partenaire, y propose depuis peu des services pour centres de données. Quant à Amazon, elle souhaite elle aussi bientôt démarrer une zone AWS au départ du Cap.