Microsoft avait, conjointement avec Bosch et Qualcomm notamment, investi en juin 2019 dans la jeune pousse israélienne AnyVision. Mais très vite, elle fit l'objet de critiques suite à des rumeurs, selon lesquelles AnyVision était utilisé à la demande de l'état d'Israël pour contrôler les habitants de la rive occidentale du Jourdain.

Une enquête effectuée par le procureur public américain Eric Holder indique à présent que tel n'est pas le cas, mais que la technologie est bien utilisée pour identifier des personnes aux postes frontières entre la rive occidentale du Jourdain et Israël. Il ne serait cependant pas question d'une surveillance de masse.

Malgré ce constat, Microsoft a décidé de se retirer de cette entreprise. Qui plus est, elle n'effectuera plus de petits investissements dans des entreprises actives dans la reconnaissance faciale, parce qu'elle ne peut exercer un contrôle suffisant sur ce que l'entreprise fait ou non avec sa technologie.

"Pour Microsoft, cet audit confirme les défis auxquels est confronté un actionnaire minoritaire dans une entreprise qui vend une telle technologie sensible. Or ce genre d'investissement ne permet en général pas le même type de vision ou de contrôle que celui que Microsoft exerce sur sa propre technologie. Microsoft adapte donc au niveau mondial sa politique d'investissement, afin de ne plus effectuer des injections financières minoritaires dans des entreprises qui commercialisent la technologie de reconnaissance faciale", peut-on lire dans un communiqué de M12, la division d'investissement de Microsoft.

Les principes en matière de reconnaissance faciale

Microsoft avait introduit fin 2018 plusieurs principes dans le domaine de la reconnaissance faciale. Ces principes reposent sur la sincérité, la transparence, la responsabilité, la non-discrimination, la mention et l'autorisation, ainsi que sur la surveillance légale.

Le problème, c'est que même si Microsoft n'est qu'un petit actionnaire, elle a néanmoins suffisamment de poids que pour influencer au sein d'une entreprise les décisions quant à l'application de la technologie de la reconnaissance faciale.

Microsoft n'exclut cependant pas d'autres collaborations: "La focalisation de Microsoft glissera vers les relations commerciales, par lesquelles l'entreprise aura une meilleure vision et une meilleure gestion de l'utilisation de cette technologie sensible", selon le communiqué de M12.

Microsoft avait, conjointement avec Bosch et Qualcomm notamment, investi en juin 2019 dans la jeune pousse israélienne AnyVision. Mais très vite, elle fit l'objet de critiques suite à des rumeurs, selon lesquelles AnyVision était utilisé à la demande de l'état d'Israël pour contrôler les habitants de la rive occidentale du Jourdain.Une enquête effectuée par le procureur public américain Eric Holder indique à présent que tel n'est pas le cas, mais que la technologie est bien utilisée pour identifier des personnes aux postes frontières entre la rive occidentale du Jourdain et Israël. Il ne serait cependant pas question d'une surveillance de masse.Malgré ce constat, Microsoft a décidé de se retirer de cette entreprise. Qui plus est, elle n'effectuera plus de petits investissements dans des entreprises actives dans la reconnaissance faciale, parce qu'elle ne peut exercer un contrôle suffisant sur ce que l'entreprise fait ou non avec sa technologie."Pour Microsoft, cet audit confirme les défis auxquels est confronté un actionnaire minoritaire dans une entreprise qui vend une telle technologie sensible. Or ce genre d'investissement ne permet en général pas le même type de vision ou de contrôle que celui que Microsoft exerce sur sa propre technologie. Microsoft adapte donc au niveau mondial sa politique d'investissement, afin de ne plus effectuer des injections financières minoritaires dans des entreprises qui commercialisent la technologie de reconnaissance faciale", peut-on lire dans un communiqué de M12, la division d'investissement de Microsoft.Les principes en matière de reconnaissance facialeMicrosoft avait introduit fin 2018 plusieurs principes dans le domaine de la reconnaissance faciale. Ces principes reposent sur la sincérité, la transparence, la responsabilité, la non-discrimination, la mention et l'autorisation, ainsi que sur la surveillance légale.Le problème, c'est que même si Microsoft n'est qu'un petit actionnaire, elle a néanmoins suffisamment de poids que pour influencer au sein d'une entreprise les décisions quant à l'application de la technologie de la reconnaissance faciale.Microsoft n'exclut cependant pas d'autres collaborations: "La focalisation de Microsoft glissera vers les relations commerciales, par lesquelles l'entreprise aura une meilleure vision et une meilleure gestion de l'utilisation de cette technologie sensible", selon le communiqué de M12.