Lors de la grande réunion des actionnaires de Microsoft, qui se tiendra ce 30 novembre, deux propositions en matière de reconnaissance faciale se retrouveront au centre des débats. L'une d'elle demande que Microsoft s'assure que ses lobbyistes respectent les valeurs de l'entreprise en termes d'égalité raciale et de droits de l'homme, et la seconde invite Microsoft a interrompre la vente de la technologie de reconnaissance faciale à des autorités.

Le groupe d'investisseurs à l'initiative de ces propositions est dirigé par un ordre religieux. Les Sisters of St. Joseph of Peace est en effet un ordre catholique, dont le terrain d'action n'est pas tant les bonnes oeuvres ou l'enseignement, mais plutôt l'organisation d'actionnariats activistes. Les soeurs semblent surtout se focaliser sur les droits de l'homme et la discrimination par la technologie. 'En tant qu'actionnaires, que travailleurs technologiques ou qu'activistes en faveur de la justice, nous devons attirer l'attention des entreprises sur leur responsabilité', déclare soeur Susan Francois dans une vidéo de campagne. 'L'innovation ne peut amplifier la discrimination et la discorde, mais doit soutenir la dignité humaine et une société intègre.'

Le champ d'activité actuel des soeurs se trouve donc actuellement chez Microsoft. C'est étonnant dans la mesure où Microsoft est, du moins publiquement, l'une des firmes technologiques qui réclament davantage de réglementation et une utilisation plus éthique de l'AI et du logiciel de reconnaissance faciale. L'entreprise avait précédemment déjà fait l'objet de critiques pour la vente aux services de police de la technologie de reconnaissance faciale, qui ne fonctionnerait pas aussi bien chez les gens de couleur et les pénaliserait donc. Microsoft avait alors promis de ne plus le faire. Les soeurs signalent toutefois que l'entreprise collabore encore avec le service d'immigration américain et avec d'autres gouvernements, dont des régimes autoritaires.

Et malgré la demande publique de réglementation de la reconnaissance faciale, Microsoft tenterait, selon le groupe d'actionnaires, d'orienter la loi à son avantage. 'Peu importe ce qui est dit publiquement', explique soeur Susan. 'Microsoft consacre 9,5 millions de dollars par an à combattre une loi qui interdirait cette reconnaissance faciale discriminatoire. L'entreprise fait du lobbying auprès des états américains en vue de voter une loi qui ferait précisément croître l'utilisation par la police d'une technologie de surveillance dangereuse.'

Lors de la grande réunion des actionnaires de Microsoft, qui se tiendra ce 30 novembre, deux propositions en matière de reconnaissance faciale se retrouveront au centre des débats. L'une d'elle demande que Microsoft s'assure que ses lobbyistes respectent les valeurs de l'entreprise en termes d'égalité raciale et de droits de l'homme, et la seconde invite Microsoft a interrompre la vente de la technologie de reconnaissance faciale à des autorités.Le groupe d'investisseurs à l'initiative de ces propositions est dirigé par un ordre religieux. Les Sisters of St. Joseph of Peace est en effet un ordre catholique, dont le terrain d'action n'est pas tant les bonnes oeuvres ou l'enseignement, mais plutôt l'organisation d'actionnariats activistes. Les soeurs semblent surtout se focaliser sur les droits de l'homme et la discrimination par la technologie. 'En tant qu'actionnaires, que travailleurs technologiques ou qu'activistes en faveur de la justice, nous devons attirer l'attention des entreprises sur leur responsabilité', déclare soeur Susan Francois dans une vidéo de campagne. 'L'innovation ne peut amplifier la discrimination et la discorde, mais doit soutenir la dignité humaine et une société intègre.'Le champ d'activité actuel des soeurs se trouve donc actuellement chez Microsoft. C'est étonnant dans la mesure où Microsoft est, du moins publiquement, l'une des firmes technologiques qui réclament davantage de réglementation et une utilisation plus éthique de l'AI et du logiciel de reconnaissance faciale. L'entreprise avait précédemment déjà fait l'objet de critiques pour la vente aux services de police de la technologie de reconnaissance faciale, qui ne fonctionnerait pas aussi bien chez les gens de couleur et les pénaliserait donc. Microsoft avait alors promis de ne plus le faire. Les soeurs signalent toutefois que l'entreprise collabore encore avec le service d'immigration américain et avec d'autres gouvernements, dont des régimes autoritaires.Et malgré la demande publique de réglementation de la reconnaissance faciale, Microsoft tenterait, selon le groupe d'actionnaires, d'orienter la loi à son avantage. 'Peu importe ce qui est dit publiquement', explique soeur Susan. 'Microsoft consacre 9,5 millions de dollars par an à combattre une loi qui interdirait cette reconnaissance faciale discriminatoire. L'entreprise fait du lobbying auprès des états américains en vue de voter une loi qui ferait précisément croître l'utilisation par la police d'une technologie de surveillance dangereuse.'