D'un restaurant rapide, on s'attend à ce qu'il acquière l'une ou l'autre solution 'big data', mais pas vraiment qu'il mette la main sur l'entièreté d'une entreprise. C'est pourtant ce que fait McDonalds. Cette dernière ne précise pas le montant du rachat, mais selon les sources de Wired, il s'agirait d'une somme avoisinant les 300 millions de dollars. Ce serait du coup le principal rachat de McDonalds depuis 1999.

Dynamic Field existe depuis 2011 et est spécialisée en logique décisionnelle à pilotage algorithmique. Succinctement, cela revient à dire que l'entreprise combine différentes données pour suggérer à des utilisateurs l'achat de tel ou tel produit.

A Wired, Steve Easterbrook, CEO de McDonalds, déclare que l'objectif est d'utiliser avant tout cette technologie pour le 'drive-thru' (service au volant) dans un premier temps aux Etats-Unis. Mais à terme, il pense aussi à des kiosques de vente dans le restaurant, dans l'appli, voire associés à la cuisine. "Mais si on fait tout cela en même temps, on risque de s'égarer, alors qu'on doit rester bien concentré", ajoute-t-il à Wired.

McDonalds testait les services de Dynamic Yield depuis quelque temps déjà dans une filiale située à Miami, mais le chaîne de fastfood y a aussi apporté sa contribution. Elle a ainsi examiné à la loupe une trentaine de services de personnalisation similaires, avant de choisir.

Le logiciel même analyse divers facteurs allant de la météo, du moment de la journée, du trafic, des événements proches et de l'historique des données de vente. L'objectif est de suggérer le plus correctement possible ce qui plaît au client, mais aussi de prévoir ce que l'entreprise peut en attendre. En guise d'exemple, McDonalds cite le cas de quelqu'un qui commande deux Happy Meals. Il s'agit probablement d'un papa ou d'une maman qui veut emporter un repas pour ses enfants. L'algorithme peut alors lui suggérer d'ajouter un café ou un snack à sa commande.

Indépendante

Dynamic Yield ne va cependant pas travailler exclusivement pour McDonalds. L'entreprise, qui compte notamment Ikea et Urban Outfitters au nombre de ses clients, continuera d'opérer de manière indépendante. Ses fondateurs considèrent toutefois le rachat par McDonalds comme un avantage, car ils ne devront plus rechercher des investisseurs et ne risqueront plus d'être engloutis par un autre éditeur de logiciels.