Avant les élections américaines, le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg, déclarait que son entreprise n'allait plus recommander 'n'importe quel contenu politique ou des groupes abordant des questions sociales'. Ces groupes ne seraient pas interdits, mais ils ne seraient plus suggérés. Facebook signalait que selon une enquête réalisée par elle-même, ces suggestions orientaient les utilisateurs vers du contenu extrémiste.

Facebook a répété cette promesse le 11 janvier dernier après le coup d'état avorté aux Etats-Unis suite à l'envahissement du Capitole.

Mais on constate que cela ne se traduit pas dans la pratique. Selon une recherche effectuée par The Markup, les utilisateurs reçoivent en effet encore et toujours ce genre de suggestions. Avec son projet Citizen Browser, un panel de 1.900 utilisateurs, qui tient à jour les liens et les recommandations sur Facebook, l'entreprise a observé que les utilisateurs américains se sont vu tout au long du mois de décembre encore présenter divers groupes politiques par Facebook. Tel semble être le cas aussi durant le mois de janvier en cours.

Point étonnant: quiconque a voté en faveur de Trump, se voit présenter davantage de groupes à connotation politique. En moyenne, il est question de 12 groupes des cent les plus souvent présentés. Pour les adeptes de Trump, il s'agit de 23 groupes, contre 15 pour les électeurs de Biden. Et ceux qui n'ont pas voté, ne se voient suggérer aucun groupe politique.

Pendaison de politiciens

Ces groupes ne sont en soi pas interdits, mais The Markup fait observer que dans un certain nombre d'entre eux, des théories du complot sont partagées et que des appels à la violence sont lancés. Dans un même groupe ciblant huit pour cent des votants Trump, on appelle à pendre haut et court le gouverneur de la Géorgie et d'autres personnalités politiques pour avoir refusé d'ajuster le résultat du scrutin.

En résumé, il apparaît une fois encore que Facebook a fait une promesse qu'elle ne tient pas dans la pratique. L'entreprise informe The Markup qu'elle continue cependant de s'appliquer: "Nous avons élaboré une politique claire combattant la recommandation de groupes citoyens ou politiques sur nos plates-formes et nous examinons pourquoi ceux-ci sont recommandés." Les commentaires explicites sur la pendaison de politiciens ont été supprimés par Facebook, après que The Markup ait attiré son attention sur le sujet.

Avant les élections américaines, le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg, déclarait que son entreprise n'allait plus recommander 'n'importe quel contenu politique ou des groupes abordant des questions sociales'. Ces groupes ne seraient pas interdits, mais ils ne seraient plus suggérés. Facebook signalait que selon une enquête réalisée par elle-même, ces suggestions orientaient les utilisateurs vers du contenu extrémiste.Facebook a répété cette promesse le 11 janvier dernier après le coup d'état avorté aux Etats-Unis suite à l'envahissement du Capitole.Mais on constate que cela ne se traduit pas dans la pratique. Selon une recherche effectuée par The Markup, les utilisateurs reçoivent en effet encore et toujours ce genre de suggestions. Avec son projet Citizen Browser, un panel de 1.900 utilisateurs, qui tient à jour les liens et les recommandations sur Facebook, l'entreprise a observé que les utilisateurs américains se sont vu tout au long du mois de décembre encore présenter divers groupes politiques par Facebook. Tel semble être le cas aussi durant le mois de janvier en cours.Point étonnant: quiconque a voté en faveur de Trump, se voit présenter davantage de groupes à connotation politique. En moyenne, il est question de 12 groupes des cent les plus souvent présentés. Pour les adeptes de Trump, il s'agit de 23 groupes, contre 15 pour les électeurs de Biden. Et ceux qui n'ont pas voté, ne se voient suggérer aucun groupe politique.Pendaison de politiciensCes groupes ne sont en soi pas interdits, mais The Markup fait observer que dans un certain nombre d'entre eux, des théories du complot sont partagées et que des appels à la violence sont lancés. Dans un même groupe ciblant huit pour cent des votants Trump, on appelle à pendre haut et court le gouverneur de la Géorgie et d'autres personnalités politiques pour avoir refusé d'ajuster le résultat du scrutin.En résumé, il apparaît une fois encore que Facebook a fait une promesse qu'elle ne tient pas dans la pratique. L'entreprise informe The Markup qu'elle continue cependant de s'appliquer: "Nous avons élaboré une politique claire combattant la recommandation de groupes citoyens ou politiques sur nos plates-formes et nous examinons pourquoi ceux-ci sont recommandés." Les commentaires explicites sur la pendaison de politiciens ont été supprimés par Facebook, après que The Markup ait attiré son attention sur le sujet.