"Le gouvernement a la conscience tranquille et n'a rien à cacher, c'est précisément pour ça que nous activons quatre mécanismes pour faire la lumière" sur ces accusations, a affirmé le ministre de la présidence, Felix Bolaños, à l'issue d'une réunion extraordinaire avec son homologue de l'exécutif régional de Catalogne (nord-est), Laura Vilagrà. Le mouvement indépendantiste catalan accuse depuis lundi Madrid d'avoir espionné illégalement des dizaines de ses chefs de file en installant le logiciel Pegasus sur leurs téléphones portables entre 2017 et 2020, après la publication d'un rapport de l'organisation canadienne Citizen Lab documentant ces faits présumés.

Felix Bolaños a notamment promis le lancement d'un "contrôle interne" du Centre national de renseignement (CNI) pour analyser ces accusations, et qui devra en rendre compte au Parlement devant une "commission des secrets officiels", qui permet aux députés d'accéder à des informations classées. Parallèlement, une enquête indépendante du Défenseur du peuple (équivalent du Défenseur des droits en France) sera aussi menée, et le ministre a promis "de collaborer avec la justice en déclassifiant des documents si nécessaire".

Ces promesses restent "insuffisantes, vagues, peu concrètes et aux résultats incertains" selon l'exécutif catalan, qui réclame toujours l'identification et la démission des responsables, a insisté Laura Vilagrà lors d'une conférence de presse commune à Barcelone. C'est pourquoi "nous ne pouvons pas garantir notre soutien parlementaire (...) tant que les faits ne sont pas éclaircis", a-t-elle souligné. Ce qui rend la situation délicate pour le gouvernement central du socialiste Pedro Sánchez, car il dirige un exécutif minoritaire dont la survie au parlement dépend du soutien des partis indépendantistes basque et catalan, à commencer par celui du président de la Catalogne Pere Aragonés, le parti Gauche Républicaine de Catalogne. La Catalogne est le théâtre depuis plusieurs années d'une crise politique entre les indépendantistes, qui contrôlent l'exécutif et le parlement régional, et le gouvernement central.

En octobre 2017, les séparatistes avaient organisé un référendum d'autodétermination malgré son interdiction par la justice et déclaré unilatéralement, en vain, l'indépendance de la région. Les tensions s'étaient considérablement apaisées depuis la reprise en 2020 du dialogue entre les indépendantistes et le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez qui a gracié l'an dernier neuf indépendantistes au nom de la "réconciliation".

"Le gouvernement a la conscience tranquille et n'a rien à cacher, c'est précisément pour ça que nous activons quatre mécanismes pour faire la lumière" sur ces accusations, a affirmé le ministre de la présidence, Felix Bolaños, à l'issue d'une réunion extraordinaire avec son homologue de l'exécutif régional de Catalogne (nord-est), Laura Vilagrà. Le mouvement indépendantiste catalan accuse depuis lundi Madrid d'avoir espionné illégalement des dizaines de ses chefs de file en installant le logiciel Pegasus sur leurs téléphones portables entre 2017 et 2020, après la publication d'un rapport de l'organisation canadienne Citizen Lab documentant ces faits présumés. Felix Bolaños a notamment promis le lancement d'un "contrôle interne" du Centre national de renseignement (CNI) pour analyser ces accusations, et qui devra en rendre compte au Parlement devant une "commission des secrets officiels", qui permet aux députés d'accéder à des informations classées. Parallèlement, une enquête indépendante du Défenseur du peuple (équivalent du Défenseur des droits en France) sera aussi menée, et le ministre a promis "de collaborer avec la justice en déclassifiant des documents si nécessaire". Ces promesses restent "insuffisantes, vagues, peu concrètes et aux résultats incertains" selon l'exécutif catalan, qui réclame toujours l'identification et la démission des responsables, a insisté Laura Vilagrà lors d'une conférence de presse commune à Barcelone. C'est pourquoi "nous ne pouvons pas garantir notre soutien parlementaire (...) tant que les faits ne sont pas éclaircis", a-t-elle souligné. Ce qui rend la situation délicate pour le gouvernement central du socialiste Pedro Sánchez, car il dirige un exécutif minoritaire dont la survie au parlement dépend du soutien des partis indépendantistes basque et catalan, à commencer par celui du président de la Catalogne Pere Aragonés, le parti Gauche Républicaine de Catalogne. La Catalogne est le théâtre depuis plusieurs années d'une crise politique entre les indépendantistes, qui contrôlent l'exécutif et le parlement régional, et le gouvernement central. En octobre 2017, les séparatistes avaient organisé un référendum d'autodétermination malgré son interdiction par la justice et déclaré unilatéralement, en vain, l'indépendance de la région. Les tensions s'étaient considérablement apaisées depuis la reprise en 2020 du dialogue entre les indépendantistes et le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez qui a gracié l'an dernier neuf indépendantistes au nom de la "réconciliation".