Le ministre a fait référence à une enquête menée par le centre britannique pour la cyber-sécurité (NCSC), qui a découvert que les Russes étaient à l'initiative de plusieurs attaques.

"Ce comportement démontre bien qu'ils agissent sans tenir compte du droit international ou des normes en vigueur, et qu'ils se considèrent comme intouchables", peut-on lire dans un communiqué de presse. Et le ministre de menacer "de réagir conjointement avec nos alliés aux tentatives de saper la stabilité internationale". Hunt en tient le Kremlin pour responsable.

Les cyber-attaques auraient également touché des citoyens et aurait coûté des millions aux économies nationales, apprend-on encore. En guise d'exemple, Hunt renvoie à l'attaque perpétrée contre le quartier général du parti démocrate américain en 2016, au vol de documents confidentiels de l'agence antidopage WADA, ainsi qu'à la cyber-attaque ciblant l'aéroport d'Odessa en Ukraine.

Selon Londres, ces attaques ont été effectuées par des pirates appartenant à des groupes tels "Fancy Bear" ou "Sandworm", mais sous l'égide du service de renseignements militaires russe. Depuis l'affaire Skripal, les relations entre la Grande-Bretagne et la Russie se sont fortement détériorées. (Belga)