L'étude a été effectuée par la Technische Universiteit Eindhoven à la demande de Die Grünen, le parti écologiste allemand. Elle s'oppose à quelques études réalisées en Allemagne, qui indiquent que les véhicules électriques émettent autant de CO² que leurs pendants fossiles.

La donnée la plus intéressante pour les utilisateurs est que les voitures électriques tiennent le coup nettement plus longtemps que ce qui est admis en général. Les chercheurs de la TU Eindhoven se réfèrent à des études précédentes, selon lesquelles une batterie offre une autonomie de 150.000 kilomètres seulement, alors qu'une voiture diesel peut atteindre 300.000 kilomètres. Mais cette donnée ne repose pas sur une recherche factuelle, selon eux. Ils estiment qu'une voiture électrique peut en réalité parcourir plus de 500.000 kilomètres et qu'une voiture électrique moyenne devrait aisément atteindre les 250.000 kilomètres en Europe.

Les premières années, la capacité de la batterie diminue de 2,3 pour cent par an, mais moins par après. Les chercheurs font ici référence à une autre étude qui prétend que les batteries survivent généralement à la durée de vie totale de leur voiture.

L'étude fait aussi observer qu'il est erroné de présumer que le courant pour les voitures électriques provienne de facto des centrales énergétiques polluantes. C'est là un processus qui évolue depuis vingt ans déjà et qui ne cessera de devenir plus écologique durant les vingt années à venir.

Les émanations de la production des batteries sont encore acceptables

Un argument souvent utilisé par les constructeurs automobiles classiques, c'est que la production d'une batterie s'avère énormément polluante, ce qui fait qu'une voiture électrique doit parcourir un nombre incroyablement long de kilomètres pour soutenir la comparaison avec une voiture à moteur à combustion. Cela n'est pas correct non plus.

La TU Eindhoven prétend qu'une Volkswagen eGolf 54 entièrement électrique émet moins de CO² qu'une Toyota Prius 1,8L de 2020. Au bout de 28.000 kilomètres déjà, les émissions provoquées par la production de la batterie sont compensées, et l'eGolf émet alors moins de CO² que la Prius.

Pour les voitures plus grandes, les chercheurs ont comparé la Mercedes C 220d et la Tesla Model 3. Ici, la différence en émissions est de 65 pour cent, et les émissions dues à la production de la batterie sont compensées au bout de 30.000 kilomètres. Au niveau des voitures de luxe, une Bugatti Veyron face à une Porsche Taycan S électrique, la compensation intervient même après 11.000 kilomètres seulement.

Mieux qu'avant

Ce qui est également souvent passé sous silence, c'est qu'une production à l'échelle et une amélioration des processus veillent aujourd'hui à ce que l'énergie requise pour la production des cellules de batterie soit nettement moindre qu'avant.

Les chercheurs réfutent un certain nombre d'études revendiquant la libération dans l'air de 175 kilos de CO² par batterie. Ces études se basent sur une étude controversée datant de 2017, qui fut adaptée en 2019 pour ramener cette donnée à 85 kilos. Les chercheurs de la TU Eindhoven en arrivent eux à une fourchette comprise entre 40 et 100 kilos avec un médiane à 75 kilos par kWh.

L'étude a été, il est vrai, effectuée à la demande d'un parti politique et réfute quelques arguments plaidant en défaveur des voitures électriques. C'est ainsi que les émissions pour la production d'essence et de mazout ne sont souvent pas, voire à peine prises en compte, alors que les chercheurs ajoutent 24 à 30 pour cent aux émissions produites par la voiture elle-même.

Ce qui est pris en compte par contre, c'est que les moteurs à combustion constituent une technologie très mature, qui ne laisse plus guère de place à des améliorations. Les voitures deviennent certes plus économes, mais elles continuent de dépendre du pétrole, alors que le courant permettant de propulser les voitures électriques pourra être généré au fil du temps d'une manière plus durable.

L'étude a été effectuée par la Technische Universiteit Eindhoven à la demande de Die Grünen, le parti écologiste allemand. Elle s'oppose à quelques études réalisées en Allemagne, qui indiquent que les véhicules électriques émettent autant de CO² que leurs pendants fossiles.La donnée la plus intéressante pour les utilisateurs est que les voitures électriques tiennent le coup nettement plus longtemps que ce qui est admis en général. Les chercheurs de la TU Eindhoven se réfèrent à des études précédentes, selon lesquelles une batterie offre une autonomie de 150.000 kilomètres seulement, alors qu'une voiture diesel peut atteindre 300.000 kilomètres. Mais cette donnée ne repose pas sur une recherche factuelle, selon eux. Ils estiment qu'une voiture électrique peut en réalité parcourir plus de 500.000 kilomètres et qu'une voiture électrique moyenne devrait aisément atteindre les 250.000 kilomètres en Europe.Les premières années, la capacité de la batterie diminue de 2,3 pour cent par an, mais moins par après. Les chercheurs font ici référence à une autre étude qui prétend que les batteries survivent généralement à la durée de vie totale de leur voiture.L'étude fait aussi observer qu'il est erroné de présumer que le courant pour les voitures électriques provienne de facto des centrales énergétiques polluantes. C'est là un processus qui évolue depuis vingt ans déjà et qui ne cessera de devenir plus écologique durant les vingt années à venir.Les émanations de la production des batteries sont encore acceptablesUn argument souvent utilisé par les constructeurs automobiles classiques, c'est que la production d'une batterie s'avère énormément polluante, ce qui fait qu'une voiture électrique doit parcourir un nombre incroyablement long de kilomètres pour soutenir la comparaison avec une voiture à moteur à combustion. Cela n'est pas correct non plus.La TU Eindhoven prétend qu'une Volkswagen eGolf 54 entièrement électrique émet moins de CO² qu'une Toyota Prius 1,8L de 2020. Au bout de 28.000 kilomètres déjà, les émissions provoquées par la production de la batterie sont compensées, et l'eGolf émet alors moins de CO² que la Prius.Pour les voitures plus grandes, les chercheurs ont comparé la Mercedes C 220d et la Tesla Model 3. Ici, la différence en émissions est de 65 pour cent, et les émissions dues à la production de la batterie sont compensées au bout de 30.000 kilomètres. Au niveau des voitures de luxe, une Bugatti Veyron face à une Porsche Taycan S électrique, la compensation intervient même après 11.000 kilomètres seulement.Mieux qu'avantCe qui est également souvent passé sous silence, c'est qu'une production à l'échelle et une amélioration des processus veillent aujourd'hui à ce que l'énergie requise pour la production des cellules de batterie soit nettement moindre qu'avant.Les chercheurs réfutent un certain nombre d'études revendiquant la libération dans l'air de 175 kilos de CO² par batterie. Ces études se basent sur une étude controversée datant de 2017, qui fut adaptée en 2019 pour ramener cette donnée à 85 kilos. Les chercheurs de la TU Eindhoven en arrivent eux à une fourchette comprise entre 40 et 100 kilos avec un médiane à 75 kilos par kWh.L'étude a été, il est vrai, effectuée à la demande d'un parti politique et réfute quelques arguments plaidant en défaveur des voitures électriques. C'est ainsi que les émissions pour la production d'essence et de mazout ne sont souvent pas, voire à peine prises en compte, alors que les chercheurs ajoutent 24 à 30 pour cent aux émissions produites par la voiture elle-même.Ce qui est pris en compte par contre, c'est que les moteurs à combustion constituent une technologie très mature, qui ne laisse plus guère de place à des améliorations. Les voitures deviennent certes plus économes, mais elles continuent de dépendre du pétrole, alors que le courant permettant de propulser les voitures électriques pourra être généré au fil du temps d'une manière plus durable.