Google possède des voitures qui roulent partout dans le monde pour cartographier les rues pour Google Maps. A Mexico, Houston et Sydney, une cinquantaine de ces voitures disposeront désormais aussi de stations de mesurage mobiles de l'entreprise américaine Aclima. Ces stations mesureront très précisément la concentration de CO2, d'azote, de monoxyde de carbone, d'ozone et de particules fines dans l'air ambiant.

"Vu le défi urgent que posent la pollution de l'air et le réchauffement climatique pour la santé de l'homme et de la planète toute entière, nous avons conclu avec Google un partenariat visant à amplifier ce type de mesurage et, partant, à conscientiser davantage les populations du monde entier sur la qualité de l'air partout sur la Terre", déclare Davida Herzl, CEO d'Aclima. "Actuellement, ce genre d'information n'existe souvent pas encore. Nous sommes enthousiastes à l'idée de pouvoir étendre notre collaboration déjà très longue avec Google et d'accélérer la transition vers des villes plus saines et davantage connectées."

Revue scientifique

Ce plan capitalise sur un projet-pilote de longue durée lancé en Californie. Depuis 2015, les voitures de Google équipées d'une station de mesurage Aclima y ont déjà parcouru plus de 150.000 kilomètres et ont effectué plus d'un milliard de mesures de la qualité de l'air à Los Angeles, dans la région de San Francisco et dans la Central Valley.

Le projet a généré notamment une étude scientifique dans la revue Environmental Science and Technology.

Chez Google, on affirme que les résultats des mesurages seront mis à disposition par le biais d'un gisement de données public. Les autorités locales et agences environnementales pourront même, si elles le veulent, avoir un accès précoce à ces mesures.