Les deux associations ont testé une série de sites web publics, en recherchant par exemple des horaires d'ouverture d'un service communal à l'agenda électronique de la Ville de Bruxelles ou en passant par le formulaire d'inscription sur le site du Tec. "Tous présentent des failles d'accessibilité qui rendent la navigation et, surtout, les démarches administratives 'les plus simples' extrêmement compliquées, voire impossibles", soulignent les associations.

La synthèse vocale cale en effet sur certains contenus mal libellés, comme des tableaux d'horaires ou les formulaires sans aide auditive aux messages d'erreurs illisibles. "Accéder à un calendrier, remplir un formulaire d'identité, recharger sa carte de transports en commun devient presque mission impossible", explique Serge Denis, expert en accessibilité numérique chez Passe-Muraille.

Les retards accumulés par la Belgique sont "inquiétants", alertent les associations, "à l'heure où les réservations en ligne pour les activités culturelles et de loisirs sont devenues la norme et où le télétravail est présenté comme une opportunité pour réduire les inégalités (...) et expérimenter de nouvelles relations au travail plus égalitaires et inclusives". Elles soulignent que le confinement a particulièrement mis ces difficultés en évidence.

"Aucune sanction n'est prévue. Qui doit contrôler et comment? Ce n'est pas clair", dénonce le directeur du Collectif accessibilité Wallonie Bruxelles (Cawab), Mathieu Angelo. "Contrairement à la France, il n'existe pas de référentiel officiel et objectif en Belgique - tourné vers les utilisateurs - pour mesurer l'accessibilité des sites web. Les organismes mandatés pour auditer les sites web publics ne sont pas équipés, comme le prévoit le décret européen", soulève Harielle Deheuy, chargée de projet nouvelles technologies chez Eqla.

Pourtant, "les coûts d'un site accessible ou non accessible sont relativement similaires", précise Mathieu Angelo. "Il faut agir en amont et intégrer ces questions dans les formations de personnes qui font les sites, dans les cours de codage ou de web design." Eqlo et Passe-Muraille précisent qu'en Belgique, on estime qu'une personne sur 1.000 est aveugle et qu'une personne sur 100 est malvoyante. En comptant les personnes âgées et les accidentés temporaires, 25% personnes sont en situation de handicap sur le web.

Les 15% de la population qui souffrent d'un handicap visuel, auditif, cognitif ou moteur sont confrontés à des obstacles récurrents dans un environnement numérique essentiellement visuel.

Les deux associations ont testé une série de sites web publics, en recherchant par exemple des horaires d'ouverture d'un service communal à l'agenda électronique de la Ville de Bruxelles ou en passant par le formulaire d'inscription sur le site du Tec. "Tous présentent des failles d'accessibilité qui rendent la navigation et, surtout, les démarches administratives 'les plus simples' extrêmement compliquées, voire impossibles", soulignent les associations.La synthèse vocale cale en effet sur certains contenus mal libellés, comme des tableaux d'horaires ou les formulaires sans aide auditive aux messages d'erreurs illisibles. "Accéder à un calendrier, remplir un formulaire d'identité, recharger sa carte de transports en commun devient presque mission impossible", explique Serge Denis, expert en accessibilité numérique chez Passe-Muraille.Les retards accumulés par la Belgique sont "inquiétants", alertent les associations, "à l'heure où les réservations en ligne pour les activités culturelles et de loisirs sont devenues la norme et où le télétravail est présenté comme une opportunité pour réduire les inégalités (...) et expérimenter de nouvelles relations au travail plus égalitaires et inclusives". Elles soulignent que le confinement a particulièrement mis ces difficultés en évidence."Aucune sanction n'est prévue. Qui doit contrôler et comment? Ce n'est pas clair", dénonce le directeur du Collectif accessibilité Wallonie Bruxelles (Cawab), Mathieu Angelo. "Contrairement à la France, il n'existe pas de référentiel officiel et objectif en Belgique - tourné vers les utilisateurs - pour mesurer l'accessibilité des sites web. Les organismes mandatés pour auditer les sites web publics ne sont pas équipés, comme le prévoit le décret européen", soulève Harielle Deheuy, chargée de projet nouvelles technologies chez Eqla.Pourtant, "les coûts d'un site accessible ou non accessible sont relativement similaires", précise Mathieu Angelo. "Il faut agir en amont et intégrer ces questions dans les formations de personnes qui font les sites, dans les cours de codage ou de web design." Eqlo et Passe-Muraille précisent qu'en Belgique, on estime qu'une personne sur 1.000 est aveugle et qu'une personne sur 100 est malvoyante. En comptant les personnes âgées et les accidentés temporaires, 25% personnes sont en situation de handicap sur le web.Les 15% de la population qui souffrent d'un handicap visuel, auditif, cognitif ou moteur sont confrontés à des obstacles récurrents dans un environnement numérique essentiellement visuel.