Selon la plainte déposée, Facebook a trop peu réagi à l'époque contre les messages haineux et les appels à la violence lancés à l'encontre de la population musulmane rohingya à Myanmar. Il en est résulté une vague de violence ciblant cette ethnie. Le rôle de Facebook - ou plutôt son manque de réaction - est depuis assez longtemps déjà pointé du doigt.

L'affaire en tant que telle est gérée par deux bureaux d'avocats en Californie. Ils accusent Facebook de trop peu contrôler le contenu publié sur sa plate-forme. Le siège européen de Facebook a également reçu un courrier des avocats à ce propos, selon l'agence de presse Reuters.

Dans le passé déjà, Facebook avait elle-même signalé avoir été trop lente à supprimer la désinformation, mais elle ne réagit pour l'instant pas à la nouvelle accusation. Précédemment, l'entreprise avait toutefois indiqué qu'en vertu de la législation américaine, elle n'est pas responsable du contenu publié par les utilisateurs. Les avocats affirment que si Facebook utilise cet argument au tribunal, ils demanderont au juge de se baser sur la législation en vigueur à Myanmar.

730.000 personnes en exil

En août, 730.000 musulmans rohingyas ont pris le chemin de l'exil. En tout quelque 25.000 personnes auraient été assassinées par des actions militaires dans le pays. Les tensions visant les Rohingyas se sont amplifiées suite aux appels à la violence sur Facebook.

Le rôle joué par Facebook est clairement évoqué depuis pas mal de temps déjà. En 2018, des enquêteurs des Nations Unies avaient ainsi déclaré que Facebook avait joué un rôle-clé dans la diffusion de messages de haine, soutenus par plus de mille exemples. La lanceuse d'alertes Frances Haugen avait également souligné au moyen de documents internes de Facebook que l'entreprise n'exerce guère de contrôle sur ce que les gens postent dans les zones non-anglophones.

Selon la plainte déposée, Facebook a trop peu réagi à l'époque contre les messages haineux et les appels à la violence lancés à l'encontre de la population musulmane rohingya à Myanmar. Il en est résulté une vague de violence ciblant cette ethnie. Le rôle de Facebook - ou plutôt son manque de réaction - est depuis assez longtemps déjà pointé du doigt.L'affaire en tant que telle est gérée par deux bureaux d'avocats en Californie. Ils accusent Facebook de trop peu contrôler le contenu publié sur sa plate-forme. Le siège européen de Facebook a également reçu un courrier des avocats à ce propos, selon l'agence de presse Reuters.Dans le passé déjà, Facebook avait elle-même signalé avoir été trop lente à supprimer la désinformation, mais elle ne réagit pour l'instant pas à la nouvelle accusation. Précédemment, l'entreprise avait toutefois indiqué qu'en vertu de la législation américaine, elle n'est pas responsable du contenu publié par les utilisateurs. Les avocats affirment que si Facebook utilise cet argument au tribunal, ils demanderont au juge de se baser sur la législation en vigueur à Myanmar.En août, 730.000 musulmans rohingyas ont pris le chemin de l'exil. En tout quelque 25.000 personnes auraient été assassinées par des actions militaires dans le pays. Les tensions visant les Rohingyas se sont amplifiées suite aux appels à la violence sur Facebook.Le rôle joué par Facebook est clairement évoqué depuis pas mal de temps déjà. En 2018, des enquêteurs des Nations Unies avaient ainsi déclaré que Facebook avait joué un rôle-clé dans la diffusion de messages de haine, soutenus par plus de mille exemples. La lanceuse d'alertes Frances Haugen avait également souligné au moyen de documents internes de Facebook que l'entreprise n'exerce guère de contrôle sur ce que les gens postent dans les zones non-anglophones.