Bon an mal an, quelque septante jeunes âgés entre 12 et 23 ans sont arrêtés aux Pays-Bas pour avoir commis des cyber-délits consistant à pénétrer dans un système sans autorisation. Selon la Police néerlandaise, ils n'imaginent souvent pas quelles sont les conséquences des actes qu'ils posent.

Ils n'ont même parfois pas conscience de commettre un acte délictueux. Certains jeunes se lancent par exemple dans le piratage par défi. Ils ne réalisent pas qu'une entreprise piratée devra faire face à pas mal de contraintes, ne serait-ce que pour en informer ses clients.

Hack_Right peut être soit une alternative à une sanction, soit faire partie intégrante de la sanction, soit encore être imposé en plus de la sanction. Seuls les jeunes qui avouent ne pas s'être livrés à des formes de piratage très graves et être prêts à se réhabiliter, sont pris en considération. De plus, il faut qu'il s'agisse d'un premier cyber-délit de leur part, parce que c'est dans ce cas qu'il y a le plus de chance qu'ils changent leur comportement.

Changement d'attitude

Le programme se compose de quatre modules. Chacun de ceux-ci doit conduire à un changement d'attitude de la part du jeune hacker. Ces modules s'appellent rétablissement, training, alternative et coaching. Le programme est complété par le reclassement. Halt (qui se charge de brèves interventions aux Pays-Bas) et le Raad voor de Kinderbescherming (conseil pour la protection des enfants) sont aussi impliqués.

Le projet-pilote se prolongera une année encore, avant d'être évalué.