La semaine dernière, Data News a demandé aux opérateurs s'ils avaient déjà enregistré un pic d'utilisation en raison du coronavirus, mais tel ne semblait pas être le cas. A présent que quasiment tous les événements sont annulés dans l'ensemble du pays et que les gens sont encouragés à travailler à la maison, il en ira probablement différemment dans les jours à venir. Il n'empêche que les opérateurs n'attendent pas de problèmes de capacité réseautique.

'Habituellement, le pic dans le trafic internet se manifeste plutôt le soir, ce qui fait que le télétravail en journée ne devrait pas exercer un important impact', explique Fabrice Gansbeke, porte-parole de Proximus. 'A présent que beaucoup de jeunes doivent rester chez eux et que le télétravail est stimulé, nous en tenons certes compte, mais notre infrastructure est conçue pour y répondre. Nous sommes confiants dans le fait que nos réseaux sont suffisamment solides que pour faire face à un pic éventuel.'

Lisez aussi: Les opérateurs télécoms mettent gratuitement à disposition des packs data et loisirs plus importants

Telenet ne se fait pas de souci non plus. 'Nous estimons pouvoir absorber le trafic supplémentaire grâce à divers programmes d'investissement', précise la porte-parole Isabelle Geeraerts. L'entreprise affirme suivre de près l'évolution de la situation, mais elle ne pourra en tirer des tendances concrètes que dans quelques jours.

Ce que les deux opérateurs confirment, c'est une hausse du trafic de téléphonie. Chez Telenet, on observe cette croissance depuis mercredi dernier. Le trafic des données est un peu supérieur, mais sans plus. De son côté, Proximus a enregistré une hausse du trafic en fin de semaine dernière.

Orange annonce à présent aussi que son réseau mobile est conçu pour faire face à des pics de trafic. L'opérateur offrira même cinq giga-octets de volume de données gratuits aux clients professionnels et 'postpaid'. Elle en informera ses clients cette semaine.

Report des travaux non indispensables

Proximus ne craint pas la surcharge, mais l'entreprisse postposera des interventions planifiées au niveau national. Il s'agit en l'occurrence de travaux techniques qui, en cas de problèmes éventuels, pourraient générer une panne importante. 'Nous supprimerons ce risque en reportant l'intervention', insiste le porte-parole de Proximus. Les tâches locales comme le déploiement du réseau à fibre optique, se poursuivront bien comme prévu.

Belnet, le réseau d'enseignement et de recherche national belge, prend lui aussi ce genre de mesure. Aucune modification au réseau ne sera effectuée sauf adaptations très urgentes ou nécessaires. En même temps, les clients cruciaux tels le SPF Santé Publique ou les hôpitaux auront la priorité en cas de problèmes.

Ecoles et universités

Belnet fournit également des services internet aux écoles supérieures et aux universités. Ce qui est étonnant, c'est que l'organisation ne table pas tellement sur une augmentation du trafic des données, mais bien sur un changement de direction des flux de données et ce, parce que dans certains cas, ce sont les écoles qui diffuseront des cours/travaux vers les étudiants à domicile.

La capacité du réseau dorsal de Belnet dispose d'une réserve suffisante de largeur de bande pour faire face aux pics éventuels. En même temps, l'organisation fait observer qu'aujourd'hui déjà, de nombreux cours sont proposés par la voie numérique et que le réseau est donc paré.

Dans cette optique, Belnet s'attend surtout à une hausse du trafic entre lui et les fournisseurs internet commerciaux. Ce trafic transite par BNIX, le noeud géré par Belnet, mais ici encore, les architectes de réseau de Belnet ne s'attendent vraiment pas à une énorme progression du trafic de données.

Update:

Cet article a été complété par une réaction d'Orange.

La semaine dernière, Data News a demandé aux opérateurs s'ils avaient déjà enregistré un pic d'utilisation en raison du coronavirus, mais tel ne semblait pas être le cas. A présent que quasiment tous les événements sont annulés dans l'ensemble du pays et que les gens sont encouragés à travailler à la maison, il en ira probablement différemment dans les jours à venir. Il n'empêche que les opérateurs n'attendent pas de problèmes de capacité réseautique.'Habituellement, le pic dans le trafic internet se manifeste plutôt le soir, ce qui fait que le télétravail en journée ne devrait pas exercer un important impact', explique Fabrice Gansbeke, porte-parole de Proximus. 'A présent que beaucoup de jeunes doivent rester chez eux et que le télétravail est stimulé, nous en tenons certes compte, mais notre infrastructure est conçue pour y répondre. Nous sommes confiants dans le fait que nos réseaux sont suffisamment solides que pour faire face à un pic éventuel.'Lisez aussi: Les opérateurs télécoms mettent gratuitement à disposition des packs data et loisirs plus importantsTelenet ne se fait pas de souci non plus. 'Nous estimons pouvoir absorber le trafic supplémentaire grâce à divers programmes d'investissement', précise la porte-parole Isabelle Geeraerts. L'entreprise affirme suivre de près l'évolution de la situation, mais elle ne pourra en tirer des tendances concrètes que dans quelques jours.Ce que les deux opérateurs confirment, c'est une hausse du trafic de téléphonie. Chez Telenet, on observe cette croissance depuis mercredi dernier. Le trafic des données est un peu supérieur, mais sans plus. De son côté, Proximus a enregistré une hausse du trafic en fin de semaine dernière.Orange annonce à présent aussi que son réseau mobile est conçu pour faire face à des pics de trafic. L'opérateur offrira même cinq giga-octets de volume de données gratuits aux clients professionnels et 'postpaid'. Elle en informera ses clients cette semaine.Proximus ne craint pas la surcharge, mais l'entreprisse postposera des interventions planifiées au niveau national. Il s'agit en l'occurrence de travaux techniques qui, en cas de problèmes éventuels, pourraient générer une panne importante. 'Nous supprimerons ce risque en reportant l'intervention', insiste le porte-parole de Proximus. Les tâches locales comme le déploiement du réseau à fibre optique, se poursuivront bien comme prévu.Belnet, le réseau d'enseignement et de recherche national belge, prend lui aussi ce genre de mesure. Aucune modification au réseau ne sera effectuée sauf adaptations très urgentes ou nécessaires. En même temps, les clients cruciaux tels le SPF Santé Publique ou les hôpitaux auront la priorité en cas de problèmes.Belnet fournit également des services internet aux écoles supérieures et aux universités. Ce qui est étonnant, c'est que l'organisation ne table pas tellement sur une augmentation du trafic des données, mais bien sur un changement de direction des flux de données et ce, parce que dans certains cas, ce sont les écoles qui diffuseront des cours/travaux vers les étudiants à domicile.La capacité du réseau dorsal de Belnet dispose d'une réserve suffisante de largeur de bande pour faire face aux pics éventuels. En même temps, l'organisation fait observer qu'aujourd'hui déjà, de nombreux cours sont proposés par la voie numérique et que le réseau est donc paré.Dans cette optique, Belnet s'attend surtout à une hausse du trafic entre lui et les fournisseurs internet commerciaux. Ce trafic transite par BNIX, le noeud géré par Belnet, mais ici encore, les architectes de réseau de Belnet ne s'attendent vraiment pas à une énorme progression du trafic de données.Update:Cet article a été complété par une réaction d'Orange.