Cela fait pas mal de temps que la grogne s'est installée chez Nominet, l'organisation infrastructurelle qui défend les intérêts de tous les propriétaires des noms de domaine .uk. Une campagne née suite au mécontentement des membres, principalement à un échelon inférieur, s'est terminée la semaine dernière par le licenciement du CEO Russel Haworth. Lors d'une assemblée générale, la moitié du conseil d'administration a également été désavoué.

"Je trouve regrettable que nous en soyons arrivés là", déclare Mark Wood, le désormais ex-président du conseil d'administration, après la réunion. "Nous n'avons clairement pas assez écouté nos membres. Nous savions qu'il y avait beaucoup de choses que nous pouvions améliorer."

On pouvait donc s'attendre à ce qui est arrivé. Le mécontentement vis-à-vis de la direction de la part des membres plus modestes surtout, qui sont quand même quelques milliers, existait depuis des années déjà. Une campagne publique en vue de démettre le conseil d'administration avait démarré il y a des mois.

A.s.b.l.

Plusieurs décisions ont provoqué ce litige. Dont celle de transformer Nominet, qui fut longtemps une association sans but lucratif, en une entreprise capable d'engranger du bénéfice et qui l'a fait aussitôt. Les coûts des domaines ont été augmentés ces dernières années de 50 pour cent, alors que les dons à des oeuvres charitables diminuèrent nettement. Nominet a aussi investi sur d'autres marché, mais pas toujours avec beaucoup de succès. Les membres de la direction reçurent pourtant des primes supplémentaires et des augmentations de salaire.

Un rapport datant d'il y a cinq ans signalait déjà de sérieux problèmes de confiance entre le conseil d'administration et les membres. Dans cette analyse, le rapporteur recommande par exemple que le conseil d'administration accueille moins de personnes, afin que les membres aient davantage leur mot à dire et qu'il y ait aussi moins d'ingérence dans l'élection des membres du conseil. Le conseil d'administrations rejeta cependant chacun de ces points.

Retour au point de départ

Il y a quelque temps démarra alors la campagne PublicBenefit.uk initiée par Simon Blackler, lui-même CEO de l'entreprise d'hébergement Krystal. Il exigeait le licenciement du conseil et un retour aux statuts d'origine de Nominet.

Selon des rapports publiés sur le site technologique The Register, Wood et Haworth recoururent aux moyens et aux collaborateurs de Nominet pour inciter les membres à voter contre la résolution (et donc contre leur licenciement).

La résolution fut cependant approuvée à une majorité de 52,7 pour cent. Il en résulta que 5 des 11 membres de la direction, la moitié élue, furent immédiatement licenciés. Le CEO Haworth a remis sa démission le soir même du vote. Provisoirement, Nominet est dirigée par Rob Binns, qui siège au conseil d'administration, mais qui n'était jusqu'à présent, pas membre du comité exécutif.

Cela fait pas mal de temps que la grogne s'est installée chez Nominet, l'organisation infrastructurelle qui défend les intérêts de tous les propriétaires des noms de domaine .uk. Une campagne née suite au mécontentement des membres, principalement à un échelon inférieur, s'est terminée la semaine dernière par le licenciement du CEO Russel Haworth. Lors d'une assemblée générale, la moitié du conseil d'administration a également été désavoué."Je trouve regrettable que nous en soyons arrivés là", déclare Mark Wood, le désormais ex-président du conseil d'administration, après la réunion. "Nous n'avons clairement pas assez écouté nos membres. Nous savions qu'il y avait beaucoup de choses que nous pouvions améliorer."On pouvait donc s'attendre à ce qui est arrivé. Le mécontentement vis-à-vis de la direction de la part des membres plus modestes surtout, qui sont quand même quelques milliers, existait depuis des années déjà. Une campagne publique en vue de démettre le conseil d'administration avait démarré il y a des mois.Plusieurs décisions ont provoqué ce litige. Dont celle de transformer Nominet, qui fut longtemps une association sans but lucratif, en une entreprise capable d'engranger du bénéfice et qui l'a fait aussitôt. Les coûts des domaines ont été augmentés ces dernières années de 50 pour cent, alors que les dons à des oeuvres charitables diminuèrent nettement. Nominet a aussi investi sur d'autres marché, mais pas toujours avec beaucoup de succès. Les membres de la direction reçurent pourtant des primes supplémentaires et des augmentations de salaire.Un rapport datant d'il y a cinq ans signalait déjà de sérieux problèmes de confiance entre le conseil d'administration et les membres. Dans cette analyse, le rapporteur recommande par exemple que le conseil d'administration accueille moins de personnes, afin que les membres aient davantage leur mot à dire et qu'il y ait aussi moins d'ingérence dans l'élection des membres du conseil. Le conseil d'administrations rejeta cependant chacun de ces points.Il y a quelque temps démarra alors la campagne PublicBenefit.uk initiée par Simon Blackler, lui-même CEO de l'entreprise d'hébergement Krystal. Il exigeait le licenciement du conseil et un retour aux statuts d'origine de Nominet.Selon des rapports publiés sur le site technologique The Register, Wood et Haworth recoururent aux moyens et aux collaborateurs de Nominet pour inciter les membres à voter contre la résolution (et donc contre leur licenciement).La résolution fut cependant approuvée à une majorité de 52,7 pour cent. Il en résulta que 5 des 11 membres de la direction, la moitié élue, furent immédiatement licenciés. Le CEO Haworth a remis sa démission le soir même du vote. Provisoirement, Nominet est dirigée par Rob Binns, qui siège au conseil d'administration, mais qui n'était jusqu'à présent, pas membre du comité exécutif.