Digita prépare un data web personnel. Il s'agit d'un coffre-fort de données virtuel, dans lequel les gens peuvent retrouver et gérer toutes leurs données. Ce faisant, ils ne doivent plus tenter de deviner quelles données les dizaines de fournisseurs de services et détaillants auxquels ils ont recours, disposent sur eux.

"Nous travaillons sur une technologie permettant de mettre en oeuvre un data web personnel au niveau mondial", explique Tom Haegemans, l'un des fondateurs de Digita, dans un communiqué de presse. "Dans ce type de data web personnel, tout un chacun dispose d'un coffre-fort de données virtuel dans lequel il/elle a un aperçu uniforme de toutes ses données, même si celles-ci sont stockées dans différentes entreprises. Grâce à ce genre de coffre de données virtuel, vous pouvez donc retrouver aisément vos données, en gérer l'accès et les actualiser."

Un demi-million pour la recherche

C'est avec ce concept que Digita vient à présent de remporter un Brussels Innovative Starters Award, un prix qui, cette année, est attribué à trois jeunes pousses bruxelloises prometteuses. Innoviris, l'institut d'encouragement de la recherche scientifique et de l'innovation de la région Bruxelles-Capitale, investit ainsi 500.000 euros dans Digita, qui serviront principalement à la recherche et au développement et plus spécifiquement à un 'intraweb' pour entreprises.

La startup pense avoir besoin d'entreprises susceptibles de faire de son produit un véritable succès. Voilà pourquoi elle débute avec un logiciel permettant à ces entreprises de mettre en oeuvre en interne un data web personnel. "Les grandes sociétés aspirent peut-être encore plus à un data web personnel que les consommateurs", déclare Haegemans. "On voit en effet souvent que les entreprises ne savent vraiment pas dans quel but elles peuvent utiliser des données personnelles, et dans quels systèmes ces données personnelles sont précisément stockées. Elles éprouvent aussi des difficultés à actualiser les données personnelles de leurs clients. Cela est essentiellement dû au fait que dans une même entreprise, il existe souvent plusieurs copies de ces données, qui sont en outre stockées dans des systèmes qui ne sont pas interconnectés. Un data web personnel pourrait donc aider à résoudre tous ces problèmes."

Avec l'aide du GDPR

Digita a été fondée en 2018 par Tom Haegemans, Wouter Janssens et Lauro Vanderborght. Précédemment déjà, elle créa une application data baptisée Verhuisplan. Cette plate-forme web a pour but de veiller à ce que tous vos partenaires professionnels reçoivent votre nouvelle adresse en cas de déménagement. Ce concept est un précurseur de l'actuel data web, du fait que ce dernier associe et transfère lui aussi vos données stockées dans diverses entreprises et ce, avec un peu d'aide du GDPR.

"La nouvelle réglementation data européenne vous donne - et, via un mandat de votre part, nous donne donc aussi - l'autorisation de demander aux entreprises quelles données elles possèdent sur vous et d'exiger leur correction, si elles sont fautives", avait affirmé Lauro Vanderborght l'année dernière déjà à Data News.

Que les citoyens se fassent entendre!

Outre Digita, CitizenLab est également récompensée. Cette plate-forme de participation reçoit donc aussi 500.000 euros. La scale-up produit une trousse d'outils en ligne, afin que les habitants des villes et communes par exemple puissent avoir leur mot à dire dans la politique suivie. Avec cet argent, l'entreprise continuera d'investir dans l'intelligence artificielle, afin d'améliorer son outillage. "Nous allons à présent investir dans la recherche et le développement et étendre rapidement l'équipe en place. Au départ de Bruxelles, CitizenLab veut devenir le pionnier mondial en démocratie numérique", précise Wietse Van Ransbeeck, co-fondateur et CEO de CitizenLab, dans un communiqué de presse.

CitizenLab existe depuis cinq ans et collabore aujourd'hui avec plus de 125 pouvoirs publics dans dix pays différents, dont la Belgique, la France, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, le Chili et le Danemark. En mai 2019, CitizenLab récolta encore 2,1 millions d'euros lors d'une phase d'investissement en vue de développer plus avant la plate-forme e-démocratie dans toute l'Europe. Des phases précédentes lui avaient déjà rapporté un demi-million.

Dans l'espace

Le troisième lauréat d'un Innovative Starters Award s'appelle Veoware Space, une entreprise qui veut industrialiser la construction d'appareils spatiaux. Son premier produit est un 'control moment gyroscope' destiné à contrôler l'altitude d'un appareil. Veoware a du reste réduit la taille de l'outil pour qu'il puisse être installé dans des satellites plus petits.

Digita prépare un data web personnel. Il s'agit d'un coffre-fort de données virtuel, dans lequel les gens peuvent retrouver et gérer toutes leurs données. Ce faisant, ils ne doivent plus tenter de deviner quelles données les dizaines de fournisseurs de services et détaillants auxquels ils ont recours, disposent sur eux. "Nous travaillons sur une technologie permettant de mettre en oeuvre un data web personnel au niveau mondial", explique Tom Haegemans, l'un des fondateurs de Digita, dans un communiqué de presse. "Dans ce type de data web personnel, tout un chacun dispose d'un coffre-fort de données virtuel dans lequel il/elle a un aperçu uniforme de toutes ses données, même si celles-ci sont stockées dans différentes entreprises. Grâce à ce genre de coffre de données virtuel, vous pouvez donc retrouver aisément vos données, en gérer l'accès et les actualiser." Un demi-million pour la rechercheC'est avec ce concept que Digita vient à présent de remporter un Brussels Innovative Starters Award, un prix qui, cette année, est attribué à trois jeunes pousses bruxelloises prometteuses. Innoviris, l'institut d'encouragement de la recherche scientifique et de l'innovation de la région Bruxelles-Capitale, investit ainsi 500.000 euros dans Digita, qui serviront principalement à la recherche et au développement et plus spécifiquement à un 'intraweb' pour entreprises. La startup pense avoir besoin d'entreprises susceptibles de faire de son produit un véritable succès. Voilà pourquoi elle débute avec un logiciel permettant à ces entreprises de mettre en oeuvre en interne un data web personnel. "Les grandes sociétés aspirent peut-être encore plus à un data web personnel que les consommateurs", déclare Haegemans. "On voit en effet souvent que les entreprises ne savent vraiment pas dans quel but elles peuvent utiliser des données personnelles, et dans quels systèmes ces données personnelles sont précisément stockées. Elles éprouvent aussi des difficultés à actualiser les données personnelles de leurs clients. Cela est essentiellement dû au fait que dans une même entreprise, il existe souvent plusieurs copies de ces données, qui sont en outre stockées dans des systèmes qui ne sont pas interconnectés. Un data web personnel pourrait donc aider à résoudre tous ces problèmes." Avec l'aide du GDPRDigita a été fondée en 2018 par Tom Haegemans, Wouter Janssens et Lauro Vanderborght. Précédemment déjà, elle créa une application data baptisée Verhuisplan. Cette plate-forme web a pour but de veiller à ce que tous vos partenaires professionnels reçoivent votre nouvelle adresse en cas de déménagement. Ce concept est un précurseur de l'actuel data web, du fait que ce dernier associe et transfère lui aussi vos données stockées dans diverses entreprises et ce, avec un peu d'aide du GDPR. "La nouvelle réglementation data européenne vous donne - et, via un mandat de votre part, nous donne donc aussi - l'autorisation de demander aux entreprises quelles données elles possèdent sur vous et d'exiger leur correction, si elles sont fautives", avait affirmé Lauro Vanderborght l'année dernière déjà à Data News. Que les citoyens se fassent entendre!Outre Digita, CitizenLab est également récompensée. Cette plate-forme de participation reçoit donc aussi 500.000 euros. La scale-up produit une trousse d'outils en ligne, afin que les habitants des villes et communes par exemple puissent avoir leur mot à dire dans la politique suivie. Avec cet argent, l'entreprise continuera d'investir dans l'intelligence artificielle, afin d'améliorer son outillage. "Nous allons à présent investir dans la recherche et le développement et étendre rapidement l'équipe en place. Au départ de Bruxelles, CitizenLab veut devenir le pionnier mondial en démocratie numérique", précise Wietse Van Ransbeeck, co-fondateur et CEO de CitizenLab, dans un communiqué de presse.CitizenLab existe depuis cinq ans et collabore aujourd'hui avec plus de 125 pouvoirs publics dans dix pays différents, dont la Belgique, la France, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, le Chili et le Danemark. En mai 2019, CitizenLab récolta encore 2,1 millions d'euros lors d'une phase d'investissement en vue de développer plus avant la plate-forme e-démocratie dans toute l'Europe. Des phases précédentes lui avaient déjà rapporté un demi-million. Dans l'espaceLe troisième lauréat d'un Innovative Starters Award s'appelle Veoware Space, une entreprise qui veut industrialiser la construction d'appareils spatiaux. Son premier produit est un 'control moment gyroscope' destiné à contrôler l'altitude d'un appareil. Veoware a du reste réduit la taille de l'outil pour qu'il puisse être installé dans des satellites plus petits.