Lors d'une conférence de presse organisée à la Maison Blanche, Mnuchin a déclaré que le libra constitue une affaire de sécurité nationale. Parmi les autres risques cités par Mnuchin, on trouve par exemple le blanchiment d'argent. Il a expliqué que le ministère des finances veillera à ce que les négociants en bitcoin, libra et autres espèces numériques respectent scrupuleusement la réglementation en vigueur. Il s'agit là d'un message on ne peut plus clair adressé à Facebook, selon le ministre.

Précédemment déjà, le président Donald Trump avait émis des critiques vis-à-vis du libra. Pour Trump, Facebook doit solliciter une autorisation bancaire, si l'entreprise souhaite aller de l'avant avec le libra. L'organisme américain coordonnant les banques centrales, à savoir la Réserve Fédérale, est lui aussi inquiet. Selon lui, le libra provoque pas mal de préoccupations en matière de respect de la vie privée, de blanchiment d'argent, de protection des consommateurs et de stabilité financière. Ces préoccupations doivent être rigoureusement abordées, avant de poursuivre. Les autorités européenne et chinoise se sont également exprimées dans ce sens.

C'est cette semaine que le haut directeur du projet libra chez Facebook, David Marcus, se présentera devant le sénat américain pour expliquer plus en détail ce qu'envisage de faire l'entreprise de médias sociaux. Il a déjà signalé que Facebook entend répondre aux soucis liés à la sécurité nationale et que le libra ne sera pas lancé, avant que les préoccupations des contrôleurs ne soient évacuées.