Huawei a été placée sur une liste noire plus tôt cette année, parce que le fabricant de smartphones et d'équipement télécom chinois représenterait une menace pour la sécurité nationale américaine.

La nouvelle décision de la Maison Blanche est considérée comme un geste amical envers les Chinois, avec qui les Américains négocient cette semaine à Washington à propos d'une solution à la guerre commerciale qui les oppose. La délégation chinoise est dirigée par le vice-premier ministre Liu He.

On ne sait évidemment pas sur quoi vont déboucher ces entretiens. Le journal d'Hong Kong South China Morning Post a toutefois révélé sur base des dires d'initiés qu'aucun progrès n'a été enregistré durant la phase de concertation préliminaire entre les deux pays. He souhaiterait en outre quitter les Etats-Unis plus rapidement que prévu, ce qui a été démenti par la Maison Blanche.

En même temps, certaines sources ont signalé à l'agence de presse Bloomberg que la Maison Blanche cherche à trouver un accord avec la Chine en matière financière. Précédemment, les Etats-Unis avaient qualifié le pays asiatique de manipulateur monétaire.

Depuis mai, le fabricant télécom Huawei se trouve donc sur la liste noire des Etats-Unis. Cela signifie que l'entreprise ne peut plus acheter de composants à des firmes américaines. Il en va de même du reste pour les services numériques, tels Android et les applis connexes de Google. Depuis l'été, il y avait bien la possibilité de solliciter une exception, ce qui, selon l'agence Reuters, a été fait par 130 entreprises, mais jusqu'à présent, le gouvernement Trump n'y a encore accordé aucune suite formelle.