Le fabricant de machines à puces ASML a l'année dernière interrompu la fourniture de ses produits les plus modernes aux clients chinois. En novembre 2019 déjà, le quotidien japonais Nikkei Asian Review dévoilait que c'était par crainte de sanctions américaines. La technologie d'ASML permet de produire des puces sophistiquées.

Reuters signale à présent que le gouvernement Trump a exercé une forte pression sur le gouvernement néerlandais, pour qu'il interdise à ASML d'encore vendre des machines à la Chine. Il est spécifiquement question d'un accord conclu avec la chinoise SMIC qui compte entre autres Huawei au nombre de ses clients.

D'après Reuters, le ministre américain des affaires étrangères Mike Pompeo a en personne effectué du lobbying auprès du premier ministre néerlandais Mark Rutte en date du 3 juin, comme l'affirment trois sources à l'agence de presse. Lors d'une visite de Rutte à Washington six semaines plus tard, le premier ministre aurait reçu un rapport de renseignements confidentiels sur les effets que pourrait avoir la fourniture à la Chine de la technologie de puce d'ASML. C'est ainsi que les machines à puces d'ASML peuvent être utilisées à des fins tant commerciales que militaires.

La campagne effectuée par les Américains a été couronnée de succès, puisque la licence d'ASML, qui expirait le 30 juin, n'a pas été renouvelée, ce qui fait notamment qu'une machine d'une valeur de 150 millions de dollars ne fut pas fournie.

Tant la Maison Blanche que le porte-parole de Rutte s'abstiennent de tout commentaire vis-à-vis de Reuters à propos de cette affaire.

Depuis pas mal de temps, les Etats-Unis sont impliqués dans une guerre commerciale avec la Chine. Il en résulte que ce pays déploie tous les efforts possibles pour que la Chine n'ait pas accès à de la nouvelle technologie. S'il s'agit de produits intégrant de la technologie américaine, les Etats-Unis peuvent relativement facilement en interdire la vente suite à son embargo commercial. Mais pour ce qui est de la technologie de pays alliés, comme les Pays-Bas, ils doivent recourir à d'autres méthodes.

Reuters apporte cependant la nuance, selon laquelle ASML est encore et toujours autorisée à expédier d'anciens appareils vers la Chine. L'entreprise continue donc d'enregistrer du chiffre d'affaires sur le marché chinois. Précédemment, Nikkei Asian Review signalait même qu'ASML tirait plus de rentrées de Chine que des Etats-Unis.

Le fabricant de machines à puces ASML a l'année dernière interrompu la fourniture de ses produits les plus modernes aux clients chinois. En novembre 2019 déjà, le quotidien japonais Nikkei Asian Review dévoilait que c'était par crainte de sanctions américaines. La technologie d'ASML permet de produire des puces sophistiquées.Reuters signale à présent que le gouvernement Trump a exercé une forte pression sur le gouvernement néerlandais, pour qu'il interdise à ASML d'encore vendre des machines à la Chine. Il est spécifiquement question d'un accord conclu avec la chinoise SMIC qui compte entre autres Huawei au nombre de ses clients.D'après Reuters, le ministre américain des affaires étrangères Mike Pompeo a en personne effectué du lobbying auprès du premier ministre néerlandais Mark Rutte en date du 3 juin, comme l'affirment trois sources à l'agence de presse. Lors d'une visite de Rutte à Washington six semaines plus tard, le premier ministre aurait reçu un rapport de renseignements confidentiels sur les effets que pourrait avoir la fourniture à la Chine de la technologie de puce d'ASML. C'est ainsi que les machines à puces d'ASML peuvent être utilisées à des fins tant commerciales que militaires.La campagne effectuée par les Américains a été couronnée de succès, puisque la licence d'ASML, qui expirait le 30 juin, n'a pas été renouvelée, ce qui fait notamment qu'une machine d'une valeur de 150 millions de dollars ne fut pas fournie.Tant la Maison Blanche que le porte-parole de Rutte s'abstiennent de tout commentaire vis-à-vis de Reuters à propos de cette affaire.Depuis pas mal de temps, les Etats-Unis sont impliqués dans une guerre commerciale avec la Chine. Il en résulte que ce pays déploie tous les efforts possibles pour que la Chine n'ait pas accès à de la nouvelle technologie. S'il s'agit de produits intégrant de la technologie américaine, les Etats-Unis peuvent relativement facilement en interdire la vente suite à son embargo commercial. Mais pour ce qui est de la technologie de pays alliés, comme les Pays-Bas, ils doivent recourir à d'autres méthodes.Reuters apporte cependant la nuance, selon laquelle ASML est encore et toujours autorisée à expédier d'anciens appareils vers la Chine. L'entreprise continue donc d'enregistrer du chiffre d'affaires sur le marché chinois. Précédemment, Nikkei Asian Review signalait même qu'ASML tirait plus de rentrées de Chine que des Etats-Unis.