Dans le Wall Street Journal, une source gouvernementale américaine anonyme déclare qu'Huawei est capable de mettre sur écoute des réseaux télécoms. Il s'agirait en l'occurrence de la même méthode que celle utilisée par les services d'ordre pour la mise sur écoute (légale) de réseaux télécoms. En principe, cela ne peut se faire qu'avec l'autorisation de l'opérateur même, mais la source prétend qu'Huawei le fait en catimini depuis 2009 déjà.

Les Etats-Unis le savent depuis pas mal de temps, mais ne partageraient l'info au compte-goutte que depuis fin de l'année dernière avec leurs alliés, tels la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Ils tentent depuis pas mal de temps déjà de réduire Huawei au rang d'entreprise espionnant pour le compte des autorités chinoises. C'est ainsi qu'ils veulent empêcher que l'entreprise puisse être partie prenante de contrats 5G qui sont actuellement conclus dans différents pays.

Huawei dément ces nouvelles accusations et déclare qu'elle ne fera jamais rien qui puisse saper la sécurité de réseaux et de leurs clients. "Nous rejetons ces dernières accusations, qui n'ont de nouveau aucune base et qui sont répétées sans la moindre preuve concrète", martèle l'entreprise dans une réaction à l'adresse du Wall Street Journal.

Huawei fait observer que ce genre d'interface permettant une mise sur écoute légale de réseaux télécoms existe certes, mais est strictement réglementée et uniquement accessible à du personnel habilité de l'opérateur du réseau. Les employés d'Huawei n'ont pas accès au réseau sans l'autorisation explicite de l'opérateur, et si cela devait quand même arriver, cela se remarquerait aussitôt.

Les accusations anonymes des Etats-Unis sont également infirmées par quelques opérateurs européens. Deutsche Telekom annonce ainsi au journal ne pas se préoccuper de ces accusations. Le système de mise sur écoute utilisé par l'opérateur a été mis au point par une firme allemande, ce qui fait qu'Huawei n'y a de toute façon pas accès. Un porte-parole de l'opérateur britannique Vodafone déclare lui aussi ne pas disposer de preuves et que seul du personnel suffisamment habilité de l'entreprise a le droit d'utiliser le système de mise sur écoute.

Les nouvelles accusations américaines se manifestent justement au moment où on apprend que la CIA américaine et le BND allemand ont pendant des décennies mis sur écoute des dirigeants mondiaux via l'entreprise suisse Crypto AG. Selon le Washington Post, celle-ci serait passée en secret depuis les années septante entre les mains de la CIA en collaboration avec le service de renseignements allemand. Ce n'est qu'en 2018 que les Etats-Unis ont revendu leur participation dans cette entreprise.

De plus, il existe aujourd'hui d'innombrables preuves de pratiques de mise sur écoute au départ des Etats-Unis, souvent d'ailleurs via des firmes technologiques américaines. L'exemple le plus connu a pour nom le scandale Prism révélé par le lanceur d'alertes Edward Snowden. Mais chez des acteurs de réseaux tels Cisco et Juniper, on a dans un passé récent découvert aussi des portes dérobées conçues à la mesure des services d'espionnage américains.

Dans le Wall Street Journal, une source gouvernementale américaine anonyme déclare qu'Huawei est capable de mettre sur écoute des réseaux télécoms. Il s'agirait en l'occurrence de la même méthode que celle utilisée par les services d'ordre pour la mise sur écoute (légale) de réseaux télécoms. En principe, cela ne peut se faire qu'avec l'autorisation de l'opérateur même, mais la source prétend qu'Huawei le fait en catimini depuis 2009 déjà.Les Etats-Unis le savent depuis pas mal de temps, mais ne partageraient l'info au compte-goutte que depuis fin de l'année dernière avec leurs alliés, tels la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Ils tentent depuis pas mal de temps déjà de réduire Huawei au rang d'entreprise espionnant pour le compte des autorités chinoises. C'est ainsi qu'ils veulent empêcher que l'entreprise puisse être partie prenante de contrats 5G qui sont actuellement conclus dans différents pays.Huawei dément ces nouvelles accusations et déclare qu'elle ne fera jamais rien qui puisse saper la sécurité de réseaux et de leurs clients. "Nous rejetons ces dernières accusations, qui n'ont de nouveau aucune base et qui sont répétées sans la moindre preuve concrète", martèle l'entreprise dans une réaction à l'adresse du Wall Street Journal.Huawei fait observer que ce genre d'interface permettant une mise sur écoute légale de réseaux télécoms existe certes, mais est strictement réglementée et uniquement accessible à du personnel habilité de l'opérateur du réseau. Les employés d'Huawei n'ont pas accès au réseau sans l'autorisation explicite de l'opérateur, et si cela devait quand même arriver, cela se remarquerait aussitôt.Les accusations anonymes des Etats-Unis sont également infirmées par quelques opérateurs européens. Deutsche Telekom annonce ainsi au journal ne pas se préoccuper de ces accusations. Le système de mise sur écoute utilisé par l'opérateur a été mis au point par une firme allemande, ce qui fait qu'Huawei n'y a de toute façon pas accès. Un porte-parole de l'opérateur britannique Vodafone déclare lui aussi ne pas disposer de preuves et que seul du personnel suffisamment habilité de l'entreprise a le droit d'utiliser le système de mise sur écoute.Les nouvelles accusations américaines se manifestent justement au moment où on apprend que la CIA américaine et le BND allemand ont pendant des décennies mis sur écoute des dirigeants mondiaux via l'entreprise suisse Crypto AG. Selon le Washington Post, celle-ci serait passée en secret depuis les années septante entre les mains de la CIA en collaboration avec le service de renseignements allemand. Ce n'est qu'en 2018 que les Etats-Unis ont revendu leur participation dans cette entreprise.De plus, il existe aujourd'hui d'innombrables preuves de pratiques de mise sur écoute au départ des Etats-Unis, souvent d'ailleurs via des firmes technologiques américaines. L'exemple le plus connu a pour nom le scandale Prism révélé par le lanceur d'alertes Edward Snowden. Mais chez des acteurs de réseaux tels Cisco et Juniper, on a dans un passé récent découvert aussi des portes dérobées conçues à la mesure des services d'espionnage américains.