The Wall Street Journal avait annoncé le dépôt de la plainte il y a deux semaines déjà, mais à présent, la nouvelle est confirmée officiellement. Le ministère américain de la Justice a constitué treize faits à charge de Wanzhou et d'Huawei. Toutes deux sont accusées d'avoir enfreint les sanctions américaines contre l'Iran.

Wanzhou a été arrêtée au Canada à la demande des Etats-Unis. La directrice d'Huawei, qui est actuellement libre, mais qui porte un bracelet électronique, doit bientôt comparaître devant un juge canadien en raison de la procédure d'extradition lancée à son encontre par les Etats-Unis. Washington a confirmé avoir introduit formellement une demande d'extradition, dont la date-butoir est fixée au 30 janvier.

'Des secrets industriels volés à T-Mobile'

De plus, le ministère américain accuse deux filiales d'Huawei de collusion criminelle en vue de dérober des secrets industriels. Il serait question de technologies GSM de l'opérateur de réseaux T-Mobile US. Dix faits ont été mis à charge de ces deux filiales, Huawei Device Co., Ltd. et Huawei Device Co. USA.

"Les deux séries de plaintes mettent en évidence les actions éhontées et permanentes d'Huawei ayant pour but non seulement d'abuser d'entreprises et d'institutions financières américaines, mais aussi de menacer la libre et loyale concurrence internationale", a déclaré le directeur du FBI, Christopher Wray.

'Malhonnêtes et immorales'

L'arrestation début décembre de Meng Wanzhou à Vancouver a provoqué des turbulences entre les Etats-Unis et le Canada d'une part, et la Chine d'autre part.

Le ministère chinois de l'industrie et de l'IT qualifie ces plaintes de "malhonnêtes et immorales". Et le ministère chinois des affaires étrangères a sommé les Etats-Unis d'interrompre "son oppression injustifiée" sur les entreprises chinoises, dont Huawei.