L'entreprise 'fintech' moyenne a aujourd'hui une valeur de 6,8 millions d'euros contre cinq millions encore il y a un peu plus d'un an. Un quart (26 pour cent) vaut même plus de 15 millions d'euros. Ce ne sont là que quelques chiffres révélés par le deuxième baromètre 'fintech' d'Avolta Partners, Data.be et l'association sectorielle FinTech Belgium, qui se basent entre autres sur les résultats publiés au moniteur belge et sur les bilans annuels des entreprises de ce secteur.

Argent étranger

En tout, le secteur des entreprises 'fintech' a ces trois dernières années recueilli en tout 118 millions d'euros tout au long de 33 phases de capitalisation. La majeure partie de cet argent provient de l'étranger. 44 pour cent des investissements, soit 30 pour cent du montant injecté, émane de Belgique, alors que 55 pour cent des accords d'investissement, soit 70 pour cent du montant injecté, vient de l'étranger.

Cet argent provient principalement de France (30 pour cent) et des Etats-Unis (20 pour cent) qui représentent la moitié du montant investi dans les entreprises 'fintech' belges. Viennent ensuite la Grande-Bretagne (8 pour cent), les Pays-Bas et le Luxembourg (conjointement 6 pour cent), l'Allemagne et la Suisse (chacune 2 pour cent).

"On observe donc que c'est surtout le marché français qui se tourne vers notre pays, parce qu'il y trouve une grande connaissance 'fintech'. Pour ce qui est des Etats-Unis, il s'agit plutôt d'un certain nombre d'investissements qui se sont avérés directement très importants."

Si l'on considère l'ensemble des investissements, 59 pour cent émane de fonds, 21 pour cent de 'business angels' et 18 pour cent d'entreprises (ou de leur branche d'investissement).

Banques vs. start-ups

La majorité - 85 pour cent - des entreprises 'fintech' fournissent des services professionnels. Seules 15 pour cent d'entre elles livrent directement au consommateur. Dans 85 pour cent des cas, il est question d'une formule d'abonnement.

Parmi ces 85 pour cent, on trouve aussi des services aux banques. "La moitié environ de ces entreprises ont aussi des banques au nombre de leurs clients. On y distingue par exemple des 'regtech' (des entreprises qui se focalisent sur la numérisation des aspects régulateurs) ou des 'insurtech' (des firmes qui se concentrent sur la numérisation des processus d'assurance) qui se manifestent sur de nouveaux marchés verticaux. Cela est induit entre autres par la réglementation européenne, par laquelle un tas de processus manuels peuvent être automatisés", déclare Toon Vanagt, CEO de Data.be. "Au niveau régulation, tout doit être en ordre, mais en même temps, ce processus doit être convivial, ce qui fait qu'il y a donc des possibilités pour ce genre d'acteurs."

Aujourd'hui, la relation entre les banques classiques et leurs petits homologues plus maniables s'est aussi améliorée. "En 2014-2016, on n'avait guère d'indulgence pour les jeunes entreprises 'fintech'. On disait souvent d'elles qu'elles n'avaient pas d'héritage et que les clients devaient s'en méfier. A présent, les banques ont conscience qu'elles doivent tenir compte de ce genre d'acteurs sur leur plate-forme. Elles disposent elles-mêmes d'une mine d'or de clients existants à propos de laquelle elles peuvent procéder à de l'upselling ou à du cross-selling à l'aide de ces acteurs, avec qui il vaut donc mieux davantage collaborer", explique Vanagt.

"Le choix revient souvent à 'buy or make': racheter une telle entreprise ou créer soi-même une solution similaire. Il en résulte qu'il y a actuellement une consolidation en cours, un phénomène inédit par rapport à il y a quelques années. Ce ne sont plus des start-ups qui fonctionnent dans un grenier, mais des entreprises qui sont occupées à des phases de capitalisation D ou E et qui possèdent à présent des clients et des produits de qualité."

La plupart des firmes 'fintech' peuvent être réparties en quelques sous-catégories. 22 pour cent se spécialisent dans les paiements, 19 pour cent dans le 'business process outsourcing', 15 pour cent dans la gestion financière et 15 pour cent dans le 'banking' et les prêts.

Tant l''insurtech' que le 'regtech' représentent une part de 11 pour cent, mais l'enquête révèle que ce duo progresse assez nettement par rapport au premier baromètre 'fintech' de 2018.

L'entreprise 'fintech' moyenne a aujourd'hui une valeur de 6,8 millions d'euros contre cinq millions encore il y a un peu plus d'un an. Un quart (26 pour cent) vaut même plus de 15 millions d'euros. Ce ne sont là que quelques chiffres révélés par le deuxième baromètre 'fintech' d'Avolta Partners, Data.be et l'association sectorielle FinTech Belgium, qui se basent entre autres sur les résultats publiés au moniteur belge et sur les bilans annuels des entreprises de ce secteur.Argent étrangerEn tout, le secteur des entreprises 'fintech' a ces trois dernières années recueilli en tout 118 millions d'euros tout au long de 33 phases de capitalisation. La majeure partie de cet argent provient de l'étranger. 44 pour cent des investissements, soit 30 pour cent du montant injecté, émane de Belgique, alors que 55 pour cent des accords d'investissement, soit 70 pour cent du montant injecté, vient de l'étranger.Cet argent provient principalement de France (30 pour cent) et des Etats-Unis (20 pour cent) qui représentent la moitié du montant investi dans les entreprises 'fintech' belges. Viennent ensuite la Grande-Bretagne (8 pour cent), les Pays-Bas et le Luxembourg (conjointement 6 pour cent), l'Allemagne et la Suisse (chacune 2 pour cent)."On observe donc que c'est surtout le marché français qui se tourne vers notre pays, parce qu'il y trouve une grande connaissance 'fintech'. Pour ce qui est des Etats-Unis, il s'agit plutôt d'un certain nombre d'investissements qui se sont avérés directement très importants."Si l'on considère l'ensemble des investissements, 59 pour cent émane de fonds, 21 pour cent de 'business angels' et 18 pour cent d'entreprises (ou de leur branche d'investissement).Banques vs. start-upsLa majorité - 85 pour cent - des entreprises 'fintech' fournissent des services professionnels. Seules 15 pour cent d'entre elles livrent directement au consommateur. Dans 85 pour cent des cas, il est question d'une formule d'abonnement.Parmi ces 85 pour cent, on trouve aussi des services aux banques. "La moitié environ de ces entreprises ont aussi des banques au nombre de leurs clients. On y distingue par exemple des 'regtech' (des entreprises qui se focalisent sur la numérisation des aspects régulateurs) ou des 'insurtech' (des firmes qui se concentrent sur la numérisation des processus d'assurance) qui se manifestent sur de nouveaux marchés verticaux. Cela est induit entre autres par la réglementation européenne, par laquelle un tas de processus manuels peuvent être automatisés", déclare Toon Vanagt, CEO de Data.be. "Au niveau régulation, tout doit être en ordre, mais en même temps, ce processus doit être convivial, ce qui fait qu'il y a donc des possibilités pour ce genre d'acteurs."Aujourd'hui, la relation entre les banques classiques et leurs petits homologues plus maniables s'est aussi améliorée. "En 2014-2016, on n'avait guère d'indulgence pour les jeunes entreprises 'fintech'. On disait souvent d'elles qu'elles n'avaient pas d'héritage et que les clients devaient s'en méfier. A présent, les banques ont conscience qu'elles doivent tenir compte de ce genre d'acteurs sur leur plate-forme. Elles disposent elles-mêmes d'une mine d'or de clients existants à propos de laquelle elles peuvent procéder à de l'upselling ou à du cross-selling à l'aide de ces acteurs, avec qui il vaut donc mieux davantage collaborer", explique Vanagt. "Le choix revient souvent à 'buy or make': racheter une telle entreprise ou créer soi-même une solution similaire. Il en résulte qu'il y a actuellement une consolidation en cours, un phénomène inédit par rapport à il y a quelques années. Ce ne sont plus des start-ups qui fonctionnent dans un grenier, mais des entreprises qui sont occupées à des phases de capitalisation D ou E et qui possèdent à présent des clients et des produits de qualité."La plupart des firmes 'fintech' peuvent être réparties en quelques sous-catégories. 22 pour cent se spécialisent dans les paiements, 19 pour cent dans le 'business process outsourcing', 15 pour cent dans la gestion financière et 15 pour cent dans le 'banking' et les prêts.Tant l''insurtech' que le 'regtech' représentent une part de 11 pour cent, mais l'enquête révèle que ce duo progresse assez nettement par rapport au premier baromètre 'fintech' de 2018.