En mai, les Etats-Unis avaient imposé une interdiction aux entreprises américaines d'encore livrer des choses à Huawei. Cette interdiction trouvait son origine dans la guerre commerciale opposant les Etats-Unis et la Chine, mais elle fut levée le mois dernier, suite à une rencontre entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, même si cela n'a pas encore été converti dans la pratique.

Concrètement, les entreprises américaines doivent solliciter une licence pour pouvoir faire du commerce avec Huawei, mais quasiment toutes les licences ont été refusées ces derniers mois. Selon l'agence de presse Reuters, les choses vont à présent changer. Aux dires des sources de l'agence, un responsable gouvernemental aurait déclaré lors d'une conférence du département du commerce américain que d'ici deux à quatre semaines, des licences seront délivrées pour commercer avec Huawei.

La nouvelle politique serait que les Etats-Unis octroient des licences, s'il n'y a pas de menace pour la sécurité nationale.

Deux fabricants de puces non nommément cités déclarent à l'agence de presse qu'ils apprécient de reprendre leurs ventes à Huawei. Huawei même soutient par ailleurs toujours que les limites imposées n'avaient aucun bien-fondé et qu'elle souhaite qu'elles soient entièrement abrogées. Et de faire observer n'avoir jamais été coupable de quoi que ce soit (aucune preuve ne l'a jamais démontré) et ne pas constituer un risque pour la sécurité.

Huawei achète notamment des puces aux Etats-Unis, mais aussi le système d'exploitation Google Android pour ses smartphones. Les appareils existants continuent cependant de recevoir les mises à jour malgré ce bannissement.

La veille où Reuters annonçait que l'interdiction serait probablement levée, le Wall Street Journal signalait que l'entreprise télécom chinoise planifiait une vaste phase de licenciements aux Etats-Unis en raison de la poursuite de son bannissement dans ce pays. Le bannissement nuit en général aussi aux entreprises mêmes. L'année dernière, Huawei a ainsi dépensé quelque septante milliards de dollars en composants, dont onze milliards à des firmes américaines.