Les firmes et organisations technologiques aiment annoncer leurs nouveaux produits matériels et logiciels, leurs rachats ou leurs projets à grand renfort de tambours et trompettes. Et si ceux-ci n'obtiennent pas ultérieurement le succès attendu, elles communiquent en général nettement moins à leur sujet. Les belles promesses initiales disparaissent alors en catimini. Voilà qui peut générer un certain déséquilibre au niveau des annonces. De plus, la technologie a ceci de particulier qu'elle s'en va progressivement sans plus trop faire parler d'elle (à quand remonte donc le dernier télex envoyé?). Dans une tentative de revenir à l'équilibre, nous avons repris ci-après quinze 'disparitions technologiques' qui ont marqué l'année 2019.

Chromecast Audio de Google

Avec Chromecast Audio, sur le marché depuis l'automne de 2015, il était possible de transformer un haut-parleur classique en un modèle sans fil. Aujourd'hui, toujours plus de personnes possèdent chez elles un haut-parleur qu'elles peuvent commander avec leur smartphone, ce qui a réduit le besoin d'audio streamers. Google a en janvier décidé d'en arrêter la vente. Sauf peut-être dans certains magasins Vandenborre, l'appareil n'est plus disponible nulle part en Belgique. Le Chromecast original, permettant de diffuser la vidéo (et depuis peu aussi les jeux) vers un écran TV, existe, lui, toujours bel et bien.

Le service de clavardage Allo de Google

Google est réputée pour lancer toute une série de produits bêta, qui sont retirés du circuit, lorsqu'ils ne rencontrent pas le succès escompté ou qu'ils semblent dépassés. C'est ainsi que le géant technologique Google a retiré la fiche d'Allo en mars. Ce service de clavardage (chat) lancé en 2016 avait pourtant réussi à attirer rapidement certains utilisateurs, sans jamais cependant atteindre la popularité de WhatsApp ou Facebook Messenger par exemple.

Google +

Avec son réseau social, Google n'est jamais parvenue non plus à concurrencer Facebook. Suite à une fuite de données, le géant technologique annonça l'année dernière vouloir renoncer à Google + en août 2019. Après qu'un nouveau bug ait été découvert, ce timing fut anticipé de quatre mois. Sur le site web qui avait vu le jour en 2011, il n'y a depuis avril aucune information à propos de la fin de Google+.

Le lecteur blu-ray

Maintenant qu'il existe une large offre de services de streaming, le lecteur blu-ray est voué à disparaître. Samsung en a interrompu la production en mai aux Etats-Unis. La firme chinoise Oppo avait l'année dernière déjà aussi renoncé à sortir de nouveaux lecteurs blu-ray.

© .

Le tapis de recharge sans fil d'Apple

Le tapis sans fil permettant aux utilisateurs de recharger en même temps leur Apple Watch, iPhone et AirPods, avait été annoncé en septembre 2017 déjà. Il ne fut en fait jamais lancé. Son développement fut interrompu en avril, et l'entreprise présenta ses excuses auprès de ses adeptes, qui attendaient avec impatience la nouvelle technologie.

Les 'Dash buttons' d'Amazon

Les 'Dash buttons' lancés en 2015 par Amazon étaient des boutons-poussoirs à fixer à un lave-linge ou à un frigo. Une pression ajoutait un produit spécifique, comme de la poudre à lessiver ou du dentifrice, au caddie d'Amazon. Quatre ans plus tard, Amazon renonça à vendre ces boutons en prétextant que les gens font leurs courses différemment aujourd'hui: par le biais d'abonnements par exemple ou d'un assistant vocal.

Amazon Dash button © .

Marsrover Opportunity

En février, l'organisation aéronautique américaine NASA arrêtait définitivement la mission Opportunity, après avoir en vain effectué une toute dernière tentative de reprendre contact avec le Marsrover. Ce robot à six roues avait atterri en 2004 déjà sur la planète rouge et y avait survécu finalement beaucoup plus longtemps que prévu. Opportunity y effectua en tout un trajet record de 45 kilomètres, visita plus de cent cratères et nous envoya plus de 217.000 photos, jusqu'à ce qu'il rende finalement l'âme dans une tempête de poussière.

© NASA

La voiture électrique de Dyson

Il y a deux ans, l'inventeur britannique James Dyson, celui-là même qui est à l'initiative des aspirateurs silencieux, annonçait qu'il allait lancer en 2020 une voiture électrique sur le marché. Quatre cents ingénieurs ont travaillé sur un concept qui allait 'radicalement' différer de ceux des autre voitures à propulsion électrique. Le projet fut arrêté en octobre.

Le 'cryptojacker' Coinhive

Qui se souvient encore de Coinhive, l'entreprise qui, avec le 'cryptojacking', voulait créer une alternative aux publicités en ligne? Les sites web pouvaient installer un script, qui effectuait les calculs en vue d'extraire la crypto-monnaie Monero. En fin de compte, la pratique ne parut être rentable que pour un groupuscule de dix personnes. En mars 2019, le service fut interrompu. Selon ses développeurs, le modèle commercial n'était plus rentable en raison de la baisse des cours des crypto-monnaies et du 'hard fork' (modification majeure du protocole) du Monero.

La plate-forme 'fintech' B-Hive

Au bout de trois années, c'en est fini de B-Hive, la plate-forme qui avait obtenu deux millions d'euros d'argent public pour assurer le renouveau technologique dans le secteur belge des banques et assurances. En 2020, une nouvelle initiative devrait voir le jour en matière d'AI et de cyber-sécurité, mais on n'en sait jusqu'à présent pas grand-chose.

L'appli du gouvernement fédéral BeApp

En mai 2018, l'ex-ministre en charge de l'agenda numérique, Alexander De Croo, annonçait une appli qui allait regrouper toutes les informations relatives aux pensions et aux impôts notamment. Son lancement devait avoir lieu en 2018, mais la date-butoir ne fut pas tenue. "Les services sont activement occupés à mettre BeApp au point. Pour faire fonctionner correctement l'appli, il faut entre autres apporter d'importantes adaptations au back-end", nous avait-on expliqué fin de l'année dernière. Depuis lors, c'est le silence radio à propos du projet. Si l'appli devait malgré tout sortir l'année prochaine, nous vous en informerions à coup sûr.

© .

Appli de listes de tâches Wunderlist

Voici déjà une mort annoncée pour l'année prochaine, car les utilisateurs de Wunderlist ne pourront plus mettre à jour leurs tâches dans l'appli après le 6 mai 2020. En fait, ce n'est pas vraiment une disparition, puisque la fonctionnalité réapparaîtra en partie dans l'appli To Do de Microsoft. Néanmoins, Microsoft a annoncé ce mois-ci la fin définitive de Wunderlist. En 2015, le géant technologique avait versé plus de cent millions de dollars pour acquérir l'appli allemande.

Skype for Business Online

Microsoft a par ailleurs annoncé cette année une autre future disparition. Skype for Business Online sera en effet interrompu le 31 juillet 2021. Les entreprises utilisant ce service pour leurs réunions en ligne disposent encore d'une année et demie pour migrer vers une plate-forme de communication alternative, telle Microsoft Teams.

Windows 10 Mobile et l'appli Cortana

Ce mois-ci, Microsoft arrêtera de supporter Windows 10 Mobile. Cela fait déjà, il est vrai, pas mal de temps qu'aucun smartphone équipé du système d'exploitation mobile n'est plus lancé sur le marché.

Il n'y a pas que sur le plan des systèmes d'exploitation mobiles que Microsoft se fait dépasser par Google en Apple, mais aussi sur celui des assistants mobiles. Les développeurs de Microsoft travaillent depuis 2009 sur l'assistant vocal Cortana, mais l'entreprise semble à présent abandonner la lutte qui l'oppose aux Alexa, Siri et Google Assistant de ce monde.

Le mois dernier, Microsoft annonçait que l'appli Cortana disparaîtrait le 31 janvier prochain d'Android et d'iOS en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie, en Allemagne, en Chine et en Espagne notamment. Dans notre pays, Cortana n'a jamais été disponible en tant qu'appli séparée. Aux Etats-Unis, l'appli Cortana continuera provisoirement d'exister, comme l'a indiqué Microsoft lundi dernier au site technologique VentureBeat. L'entreprise souhaite en effet continuer d'expérimenter la technologie.

Les firmes et organisations technologiques aiment annoncer leurs nouveaux produits matériels et logiciels, leurs rachats ou leurs projets à grand renfort de tambours et trompettes. Et si ceux-ci n'obtiennent pas ultérieurement le succès attendu, elles communiquent en général nettement moins à leur sujet. Les belles promesses initiales disparaissent alors en catimini. Voilà qui peut générer un certain déséquilibre au niveau des annonces. De plus, la technologie a ceci de particulier qu'elle s'en va progressivement sans plus trop faire parler d'elle (à quand remonte donc le dernier télex envoyé?). Dans une tentative de revenir à l'équilibre, nous avons repris ci-après quinze 'disparitions technologiques' qui ont marqué l'année 2019.Chromecast Audio de Google Avec Chromecast Audio, sur le marché depuis l'automne de 2015, il était possible de transformer un haut-parleur classique en un modèle sans fil. Aujourd'hui, toujours plus de personnes possèdent chez elles un haut-parleur qu'elles peuvent commander avec leur smartphone, ce qui a réduit le besoin d'audio streamers. Google a en janvier décidé d'en arrêter la vente. Sauf peut-être dans certains magasins Vandenborre, l'appareil n'est plus disponible nulle part en Belgique. Le Chromecast original, permettant de diffuser la vidéo (et depuis peu aussi les jeux) vers un écran TV, existe, lui, toujours bel et bien.Le service de clavardage Allo de GoogleGoogle est réputée pour lancer toute une série de produits bêta, qui sont retirés du circuit, lorsqu'ils ne rencontrent pas le succès escompté ou qu'ils semblent dépassés. C'est ainsi que le géant technologique Google a retiré la fiche d'Allo en mars. Ce service de clavardage (chat) lancé en 2016 avait pourtant réussi à attirer rapidement certains utilisateurs, sans jamais cependant atteindre la popularité de WhatsApp ou Facebook Messenger par exemple.Google +Avec son réseau social, Google n'est jamais parvenue non plus à concurrencer Facebook. Suite à une fuite de données, le géant technologique annonça l'année dernière vouloir renoncer à Google + en août 2019. Après qu'un nouveau bug ait été découvert, ce timing fut anticipé de quatre mois. Sur le site web qui avait vu le jour en 2011, il n'y a depuis avril aucune information à propos de la fin de Google+.Le lecteur blu-rayMaintenant qu'il existe une large offre de services de streaming, le lecteur blu-ray est voué à disparaître. Samsung en a interrompu la production en mai aux Etats-Unis. La firme chinoise Oppo avait l'année dernière déjà aussi renoncé à sortir de nouveaux lecteurs blu-ray.Le tapis de recharge sans fil d'AppleLe tapis sans fil permettant aux utilisateurs de recharger en même temps leur Apple Watch, iPhone et AirPods, avait été annoncé en septembre 2017 déjà. Il ne fut en fait jamais lancé. Son développement fut interrompu en avril, et l'entreprise présenta ses excuses auprès de ses adeptes, qui attendaient avec impatience la nouvelle technologie.Les 'Dash buttons' d'AmazonLes 'Dash buttons' lancés en 2015 par Amazon étaient des boutons-poussoirs à fixer à un lave-linge ou à un frigo. Une pression ajoutait un produit spécifique, comme de la poudre à lessiver ou du dentifrice, au caddie d'Amazon. Quatre ans plus tard, Amazon renonça à vendre ces boutons en prétextant que les gens font leurs courses différemment aujourd'hui: par le biais d'abonnements par exemple ou d'un assistant vocal.Marsrover OpportunityEn février, l'organisation aéronautique américaine NASA arrêtait définitivement la mission Opportunity, après avoir en vain effectué une toute dernière tentative de reprendre contact avec le Marsrover. Ce robot à six roues avait atterri en 2004 déjà sur la planète rouge et y avait survécu finalement beaucoup plus longtemps que prévu. Opportunity y effectua en tout un trajet record de 45 kilomètres, visita plus de cent cratères et nous envoya plus de 217.000 photos, jusqu'à ce qu'il rende finalement l'âme dans une tempête de poussière.La voiture électrique de DysonIl y a deux ans, l'inventeur britannique James Dyson, celui-là même qui est à l'initiative des aspirateurs silencieux, annonçait qu'il allait lancer en 2020 une voiture électrique sur le marché. Quatre cents ingénieurs ont travaillé sur un concept qui allait 'radicalement' différer de ceux des autre voitures à propulsion électrique. Le projet fut arrêté en octobre.Le 'cryptojacker' CoinhiveQui se souvient encore de Coinhive, l'entreprise qui, avec le 'cryptojacking', voulait créer une alternative aux publicités en ligne? Les sites web pouvaient installer un script, qui effectuait les calculs en vue d'extraire la crypto-monnaie Monero. En fin de compte, la pratique ne parut être rentable que pour un groupuscule de dix personnes. En mars 2019, le service fut interrompu. Selon ses développeurs, le modèle commercial n'était plus rentable en raison de la baisse des cours des crypto-monnaies et du 'hard fork' (modification majeure du protocole) du Monero.La plate-forme 'fintech' B-HiveAu bout de trois années, c'en est fini de B-Hive, la plate-forme qui avait obtenu deux millions d'euros d'argent public pour assurer le renouveau technologique dans le secteur belge des banques et assurances. En 2020, une nouvelle initiative devrait voir le jour en matière d'AI et de cyber-sécurité, mais on n'en sait jusqu'à présent pas grand-chose.L'appli du gouvernement fédéral BeAppEn mai 2018, l'ex-ministre en charge de l'agenda numérique, Alexander De Croo, annonçait une appli qui allait regrouper toutes les informations relatives aux pensions et aux impôts notamment. Son lancement devait avoir lieu en 2018, mais la date-butoir ne fut pas tenue. "Les services sont activement occupés à mettre BeApp au point. Pour faire fonctionner correctement l'appli, il faut entre autres apporter d'importantes adaptations au back-end", nous avait-on expliqué fin de l'année dernière. Depuis lors, c'est le silence radio à propos du projet. Si l'appli devait malgré tout sortir l'année prochaine, nous vous en informerions à coup sûr.Appli de listes de tâches WunderlistVoici déjà une mort annoncée pour l'année prochaine, car les utilisateurs de Wunderlist ne pourront plus mettre à jour leurs tâches dans l'appli après le 6 mai 2020. En fait, ce n'est pas vraiment une disparition, puisque la fonctionnalité réapparaîtra en partie dans l'appli To Do de Microsoft. Néanmoins, Microsoft a annoncé ce mois-ci la fin définitive de Wunderlist. En 2015, le géant technologique avait versé plus de cent millions de dollars pour acquérir l'appli allemande.Skype for Business OnlineMicrosoft a par ailleurs annoncé cette année une autre future disparition. Skype for Business Online sera en effet interrompu le 31 juillet 2021. Les entreprises utilisant ce service pour leurs réunions en ligne disposent encore d'une année et demie pour migrer vers une plate-forme de communication alternative, telle Microsoft Teams.Windows 10 Mobile et l'appli CortanaCe mois-ci, Microsoft arrêtera de supporter Windows 10 Mobile. Cela fait déjà, il est vrai, pas mal de temps qu'aucun smartphone équipé du système d'exploitation mobile n'est plus lancé sur le marché.Il n'y a pas que sur le plan des systèmes d'exploitation mobiles que Microsoft se fait dépasser par Google en Apple, mais aussi sur celui des assistants mobiles. Les développeurs de Microsoft travaillent depuis 2009 sur l'assistant vocal Cortana, mais l'entreprise semble à présent abandonner la lutte qui l'oppose aux Alexa, Siri et Google Assistant de ce monde.Le mois dernier, Microsoft annonçait que l'appli Cortana disparaîtrait le 31 janvier prochain d'Android et d'iOS en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie, en Allemagne, en Chine et en Espagne notamment. Dans notre pays, Cortana n'a jamais été disponible en tant qu'appli séparée. Aux Etats-Unis, l'appli Cortana continuera provisoirement d'exister, comme l'a indiqué Microsoft lundi dernier au site technologique VentureBeat. L'entreprise souhaite en effet continuer d'expérimenter la technologie.