Les dépenses mondiales en cyber-sécurité continuent de croître

05/10/18 à 13:47 - Mise à jour à 13:46

En 2022, on dépensera au niveau mondial 133,7 milliards de dollars en solutions de sécurité numériques. C'est quasiment la moitié en plus qu'aujourd'hui.

Les dépenses mondiales en cyber-sécurité continuent de croître

© Getty Images/iStockphoto

Ces chiffres émanent du cabinet d'analystes IDC, qui sort une nouvelle version de son étude de marché. Cette année, quelque 92,1 milliards de dollars seront consacrés aux solutions sécuritaires numériques. C'est quelque sept cents millions de dollars en plus que ce que le cabinet avait prévu il y a six mois.

De manière générale, IDC s'attend à ce que le modèle de dépenses se ralentisse vers 2022, mais en moyenne, le cabinet table sur une croissance de 9,9 pour cent par an, soit 45 pour cent de plus d'ici 2022. Le ralentissement sera cependant relatif: au début de cette année, IDC citait 120,7 milliards de dollars en 2021, alors qu'aujourd'hui, il avance des prévisions jusqu'en 2022, qui atteignent 133,7 milliards de dollars.

Soyons clairs: il s'agit là d'une prévision. En fonction des tendances du marché ou des cours de change, ces montants précis peuvent encore subir toutes sortes d'évolutions.

Le principal poste de dépenses actuel est celui des services liés à la sécurité (40,2 milliards de dollars cette année), dans lequel ce sont les services de sécurité gérés qui se taillent la part du lion, bien qu'IDC ne révèle pas de répartitions précises. A la deuxième place, on trouve les logiciels de sécurité (34,4 milliards de dollars cette année), où la sécurité terminale suivie des logiciels de gestion d'identités et d'accès viennent en tête.

Tout comme au début de cette année, IDC cite le secteur bancaire comme le principal investisseur dans la sécurité. Cette année, il dépensera 10,5 milliards de dollars, voire 16 milliards de dollars d'ici 2022.

Au niveau géographique, les dépenses seront consenties à raison de 42,7 pour cent par les Etats-Unis, suivis par la Grande-Bretagne (6,6 pour cent), la Chine (6,1 pour cent), le Japon (5,5 pour cent) et l'Allemagne (5 pour cent).

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