Selon l'analyste de marché IDC, les dépenses seront cette année de 9,4 pour cent supérieures à celle de 2018. Jusqu'en 2022 inclus, l'organisation table sur une augmentation annuelle moyenne de 9,2 pour cent à 133,8 milliards de dollars en 2022. C'est un peu plus que les 133,7 milliards qu'elle prévoyait l'année dernière pour 2022.

La répartition des dépenses correspond à la prévision précédente d'IDC. Les trois principaux secteurs sont le bancaire, la fabrication et les autorités tant fédérales que centrales, qui représentent conjointement plus de trente milliards de dollars par an en sécurisation numérique. L'industrie des processus, les services professionnels et les télécoms dépensent séparément plus de six milliards de dollars par an.

La plus forte croissance de ces six secteurs est enregistrée chez les pouvoirs publics (11,9 pour cent par an) et les télécoms (11,8 pour cent par an). Les télécommunications deviendront ainsi à l'horizon 2022 le quatrième plus important secteur sur le plan des dépenses sécuritaires, selon IDC.

Si l'on prend en compte les segments de la sécurité, ce sont les 'managed security services' qui représentent la plus forte branche avec plus de 21 milliards de dollars pour des choses telles que le contrôle permanent et la gestion des centres d'opérations sécuritaires. Suit à la deuxième place le matériel de sécurité réseautique tel les pare-feu et la technologie de détection d'intrusions et la prévention de celles-ci. Après, on trouve encore les services d'intégration et les logiciels de sécurisation des terminaux.

Au niveau géographique enfin, ce sont les Etats-Unis qui demeurent le principal marché pour les dépenses en sécurité. Avec ses 44,7 pour cent, ce pays représente quasiment la moitié des dépenses mondiales. Suivent alors la Chine, le Japon et la Grande-Bretagne.