En Grande-Bretagne, quiconque se fait 'pincer' pour avoir effectué un téléchargement illégal via BitTorrent, risque depuis début 2017 de recevoir dans sa boîte aux lettres un courrier lui notifiant son acte illégal. Ce courrier n'a cependant aucun effet juridique et n'est donc pas suivi d'une amende ou d'un procès.

Ces courriers proviennent de Creative Content UK, qui représente donc les secteurs cinématographique et musical. L'organisation recherche les auteurs de téléchargements illégaux et transfère les adresses IP concernées aux fournisseurs qui collaborent au programme en vigueur. Creative Content UK ne sait donc pas elle-même qui est à l'initiative des téléchargements en question. C'est au fournisseur qu'il appartient de les identifier. Ces identités ne sont cependant pas transmises à Creative Content UK ou à la Justice.

Torrentfreak annonce maintenant que ces avertissements sont interrompus depuis ce mois de juillet. Selon le site, Creative Content UK entend dorénavant se focaliser sur des campagnes et des annonces sur les médias sociaux. L'organisation même déclare que les mails d'avertissement ont atteint leur but et qu'il faut à présent entreprendre d'autres campagnes, qui mettent moins l'accent sur le téléchargement illégal.

Selon Torrentfreak, un million de mises en garde environ ont été envoyées au cours des deux années et demi, alors que le piratage a régresse de 26 pour cent. Même si cette baisse est probablement aussi due au fait qu'il est aujourd'hui nettement plus facile de visionner légalement des programmes musicaux, des films, des shows TV et des séries.