L'enquête du Bureau du plan consistait à estimer le plein potentiel du télétravail d'ici à 2040. Il s'élève à 39%, les employés travaillant alors deux jours par semaine. L'analyse de ce scénario montre qu'une intensification de la pratique a un effet très modeste sur la demande totale de transport, entraînant "seulement une baisse de 1,2% des passagers-kilomètres parcourus en Belgique en 2040", explique le spécialiste du Bureau du Plan, Benoît Laine.

Toutefois, il y a une baisse plus marquée de la demande de transport pour les trajets domicile-lieu de travail. Dans le détail, les grandes agglomérations profitent tout de même de l'effet du télétravail puisque la demande de transport diminue substantiellement, de 17% pour Bruxelles. Pour les navettes entrantes (par des non-résidents bruxellois), la baisse est même de 23%.

Dans ce scénario d'un télétravail à 40%, c'est le train qui aurait le plus à perdre puisque la baisse de la demande varie de 15 à 16% suivant que ce mode de transport est pris en heure creuse ou en heure de pointe.

Par ailleurs, "on constate que la place laissée vacante par les uns est en gros pris par d'autres. De même, on constate aussi que les déplacements pour autres motifs augmentent. Les déplacements d'opportunité - comme aller à la banque, à l'école, faire ses courses, etc. - sont plus nombreux." Ils augmentent de 1,4% d'ici à 2040.

L'enquête du Bureau du plan consistait à estimer le plein potentiel du télétravail d'ici à 2040. Il s'élève à 39%, les employés travaillant alors deux jours par semaine. L'analyse de ce scénario montre qu'une intensification de la pratique a un effet très modeste sur la demande totale de transport, entraînant "seulement une baisse de 1,2% des passagers-kilomètres parcourus en Belgique en 2040", explique le spécialiste du Bureau du Plan, Benoît Laine.Toutefois, il y a une baisse plus marquée de la demande de transport pour les trajets domicile-lieu de travail. Dans le détail, les grandes agglomérations profitent tout de même de l'effet du télétravail puisque la demande de transport diminue substantiellement, de 17% pour Bruxelles. Pour les navettes entrantes (par des non-résidents bruxellois), la baisse est même de 23%.Dans ce scénario d'un télétravail à 40%, c'est le train qui aurait le plus à perdre puisque la baisse de la demande varie de 15 à 16% suivant que ce mode de transport est pris en heure creuse ou en heure de pointe.Par ailleurs, "on constate que la place laissée vacante par les uns est en gros pris par d'autres. De même, on constate aussi que les déplacements pour autres motifs augmentent. Les déplacements d'opportunité - comme aller à la banque, à l'école, faire ses courses, etc. - sont plus nombreux." Ils augmentent de 1,4% d'ici à 2040.