Ce système complexe attribue aux citoyens chinois des scores sur base par exemple de leur situation financière ou de leur comportement sur les médias sociaux. L'on s'attend à ce que d'ici 2020, il aide à décider quels citoyens pourront prétendre à quel emploi, prêt, voire vols aériens.

Selon une étude effectuée par l'Australian Strategic Policy Institute, le système a aussi "le potentiel pour intervenir directement sur la souveraineté d'autres pays". Et de faire référence entre autres à la récente requête adressée par Pékin aux compagnies aériennes internationales en vue d'identifier différemment Taïwan sur leurs sites web. "Le crédit social a dans ces cas été spécifiquement utilisé pour forcer les compagnies aériennes internationales à reconnaître et à approuver la version de la vérité, selon le Parti Communiste chinois, et pour réprimer des visions alternatives de Taiwan", peut-on lire dans l'étude.

Le système est également utilisé pour contrôler les entreprises étrangères actives en Chine. Depuis janvier, celles-ci doivent disposer d'un 'code de crédit social unique' à dix-huit signes. L'entreprise japonaise de vente au détail Muji s'est ainsi vu infliger une amende pour avoir mentionné Taïwan comme un pays sur ses emballages. Cette infraction a été enregistrée dans le 'National Enterprise Credit Information Publicity System', le registre officiel des entreprises.