Le phénomène du Shadow IT, c'est l'utilisation par des employés de certains outils, logiciels, matériel ou services web sans que le département IT le sache ou l'approuve. Un exemple connu: le transfert de fichiers via Dropbox. Ces moyens facilitent souvent le travail, mais en même temps, ils sont malaisément contrôlables par le CIO, ce qui peut provoquer des problèmes de confidentialité, de sécurité et de mise en conformité ('compliance').

Conjointement avec BT et Cisco Systems, notre magazine a organisé un sondage auprès de 1.250 personnes travaillant en tant que simples employés ou que personnel IT dans des entreprises petites, moyennes et grandes. Il en ressort que 42 pour cent d'entre elles estiment qu'une minorité recourt au Shadow IT dans leur entreprise. Et un peu moins de quarante pour cent pensent que la majorité, si pas tout le monde y a recourt. Seuls 9,8 pour cent croient que le Shadow IT est absent de l'entreprise.

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A la question de savoir ce qui est exactement utilisé, les réponses portent généralement sur le stockage et l'archivage personnels, suivis par les outils collaboratifs, le transfert de fichiers et les outils de productivité.

Ce qui est intéressant à noter, c'est que plus de quarante pour cent des répondants se déclarent partiellement, voire totalement d'accord avec l'affirmation, selon laquelle il faut parfois contourner une mesure de sécurité dans l'entreprise pour bien exécuter son travail. 28 et 22 pour cent ne sont par contre respectivement pas et absolument pas d'accord.

Vous trouverez davantage d'explications sur le Shadow IT dans le compte-rendu de la table ronde réunissant divers experts, paru dans le numéro actuel de Data News.