Cet avertissement a été émis lors de la présentation du rapport annuel du service de renseignements. "Nous ne devons pas être dépendants de pays, qui appliquent une cyber-stratégie offensive vis-à-vis de nos intérêts, et tout particulièrement la Chine et la Russie", déclare le directeur de l'AIVD, Dick Schoof, relayé par la chaîne néerlandaise NOS. "Veillez donc à ce que ce type d'équipement ne constitue pas le coeur même de vos systèmes, car dans ce cas, vous en serez dépendant."

Schoof ne cite aucune entreprise, mais vise à coup sûr la Chine et la Russie dans leur ensemble. Il est évident que le lien est vite établi avec Huawei, qui fournit de l'équipement 5G, ainsi qu'avec la chinoise Hytera, qui se charge d'une partie du système C2000, le réseau des services d'urgence néerlandais.

La chaîne NOS ajoute que les déclarations de Schoof ne signifient pas que les Pays-Bas vont faire fi de l'équipement chinois ou russe. Il faut pour cela attendre l'avis du gouvernement qui se penchera sur le sujet ultérieurement durant le printemps.

En réaction, Huawei insiste auprès de NOS sur le fait qu'elle est une entreprise indépendante et qu'elle n'a aucun lien avec les autorités chinoises. Elle prétend aussi que la loi chinoise ne permet pas aux autorités d'accéder aux flux d'informations et aux réseaux qu'Huawei fournit à l'étranger.