À l'instar de l'ensemble de l'économie, 2021 a été une année de forte croissance pour le secteur technologique, ce qui a permis de compenser la perte enregistrée en 2020. L'industrie technologique a retrouvé son niveau d'activité d'avant la pandémie grâce à une croissance de l'ordre de 6%. "C'est une bonne nouvelle et nous ne nous y attendions pas", souligne Patrick Slaets, du service d'études d'Agoria. "Mais si nous n'avions pas eu le coronavirus, nous serions actuellement à un niveau d'activité 2 à 3% plus élevé."

La hausse de l'activité s'est observée dans tous les sous-secteurs, hormis l'industrie automobile, particulièrement touchée par la pénurie de semi-conducteurs. Quelque 8.000 nouveaux emplois ont été créés et pourvus l'an dernier, alors que les investissements ont atteint 4 milliards d'euros (+2,3%) et que les exportations ont rebondi de 13% sur les 11 premiers mois de l'année.

Pour 2022, il ressort d'une enquête réalisée auprès des membres d'Agoria, qu'une croissance de l'activité de 4% est attendue, de même qu'une augmentation des investissements de 4,5% à 4,2 milliards d'euros. Parmi les entreprises ayant répondu à l'enquête et qui tablent sur une hausse de leur chiffre d'affaires en 2022, 38% estiment que la croissance proviendra de l'extension à de nouveaux marchés, du développement de nouvelles gammes de produits et/ou services ou d'un renforcement de la demande et plus de 35% de la conjoncture économique.

Les employeurs du secteur technologique, qui occupaient 320.000 personnes en Belgique fin 2021, s'attendent à une hausse potentielle de 2,2% de l'emploi, ce qui représenterait 7.000 emplois créés et pourvus d'ici la fin 2022. "L'année dernière, nous nous sommes engagés à créer et à pourvoir 16 emplois supplémentaires chaque jour ouvrable entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2030. Nous avons doublé ce chiffre en 2021 en créant 32 emplois par jour ouvrable", souligne-t-on mardi chez Agoria.

Tout n'est pas rose pour autant pour le secteur, loin s'en faut. Agoria avertit que "de nombreux freins pourraient empêcher le secteur de réaliser tout son potentiel de croissance et de valeur ajoutée pour l'économie belge en 2022". Il s'agit notamment de la pénurie de composants, de la hausse des prix des matières premières et de l'énergie et de la pénurie de main-d'oeuvre.

Sur ce dernier point, Agoria constate qu'il n'y a jamais eu autant de personnes travaillant dans le secteur technologique au cours des 10 dernières années mais que le nombre de postes vacants atteint lui aussi un niveau record de 21.000.

Dans ce contexte, Agoria plaide pour garder à bord plus longtemps les travailleurs expérimentés et suggère de mettre en place un régime fiscal plus avantageux pour les travailleurs de plus de 60 ans. Agoria s'inquiète aussi du fait qu'après des années de croissance, la part de marché de la Belgique dans les exportations de biens technologiques s'est érodée au dernier trimestre 2021.

Enfin, la forte inflation, l'indexation automatique et le handicap salarial "constituent des freins non négligeables qui peuvent rapidement éroder la compétitivité de nos entreprises", s'inquiète Agoria, qui plaide pour une maîtrise du coût salarial en appliquant strictement la loi de compétitivité de 1996. "Si nous n'agissons pas, la pression sur notre compétitivité va augmenter et tous les efforts des six dernières années auront été vains", met-on en garde.

À l'instar de l'ensemble de l'économie, 2021 a été une année de forte croissance pour le secteur technologique, ce qui a permis de compenser la perte enregistrée en 2020. L'industrie technologique a retrouvé son niveau d'activité d'avant la pandémie grâce à une croissance de l'ordre de 6%. "C'est une bonne nouvelle et nous ne nous y attendions pas", souligne Patrick Slaets, du service d'études d'Agoria. "Mais si nous n'avions pas eu le coronavirus, nous serions actuellement à un niveau d'activité 2 à 3% plus élevé."La hausse de l'activité s'est observée dans tous les sous-secteurs, hormis l'industrie automobile, particulièrement touchée par la pénurie de semi-conducteurs. Quelque 8.000 nouveaux emplois ont été créés et pourvus l'an dernier, alors que les investissements ont atteint 4 milliards d'euros (+2,3%) et que les exportations ont rebondi de 13% sur les 11 premiers mois de l'année.Pour 2022, il ressort d'une enquête réalisée auprès des membres d'Agoria, qu'une croissance de l'activité de 4% est attendue, de même qu'une augmentation des investissements de 4,5% à 4,2 milliards d'euros. Parmi les entreprises ayant répondu à l'enquête et qui tablent sur une hausse de leur chiffre d'affaires en 2022, 38% estiment que la croissance proviendra de l'extension à de nouveaux marchés, du développement de nouvelles gammes de produits et/ou services ou d'un renforcement de la demande et plus de 35% de la conjoncture économique.Les employeurs du secteur technologique, qui occupaient 320.000 personnes en Belgique fin 2021, s'attendent à une hausse potentielle de 2,2% de l'emploi, ce qui représenterait 7.000 emplois créés et pourvus d'ici la fin 2022. "L'année dernière, nous nous sommes engagés à créer et à pourvoir 16 emplois supplémentaires chaque jour ouvrable entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2030. Nous avons doublé ce chiffre en 2021 en créant 32 emplois par jour ouvrable", souligne-t-on mardi chez Agoria.Tout n'est pas rose pour autant pour le secteur, loin s'en faut. Agoria avertit que "de nombreux freins pourraient empêcher le secteur de réaliser tout son potentiel de croissance et de valeur ajoutée pour l'économie belge en 2022". Il s'agit notamment de la pénurie de composants, de la hausse des prix des matières premières et de l'énergie et de la pénurie de main-d'oeuvre.Sur ce dernier point, Agoria constate qu'il n'y a jamais eu autant de personnes travaillant dans le secteur technologique au cours des 10 dernières années mais que le nombre de postes vacants atteint lui aussi un niveau record de 21.000.Dans ce contexte, Agoria plaide pour garder à bord plus longtemps les travailleurs expérimentés et suggère de mettre en place un régime fiscal plus avantageux pour les travailleurs de plus de 60 ans. Agoria s'inquiète aussi du fait qu'après des années de croissance, la part de marché de la Belgique dans les exportations de biens technologiques s'est érodée au dernier trimestre 2021.Enfin, la forte inflation, l'indexation automatique et le handicap salarial "constituent des freins non négligeables qui peuvent rapidement éroder la compétitivité de nos entreprises", s'inquiète Agoria, qui plaide pour une maîtrise du coût salarial en appliquant strictement la loi de compétitivité de 1996. "Si nous n'agissons pas, la pression sur notre compétitivité va augmenter et tous les efforts des six dernières années auront été vains", met-on en garde.