Le régulateur britannique va se mêler à la crise des examens qui secoue la Grande-Bretagne depuis quelques semaines. Un algorithme utilisé par les autorités pour attribuer automatiquement aux élèves des points à ce qu'on appelle les niveaux A y sème en effet la zizanie. Les niveaux A représentent un important critère pour les élèves et déterminent entre autres où ils peuvent par après suivre les cours de l'enseignement supérieur. A présent que le pays est aux prises avec la pandémie du corona, ces examens ont été remplacés par une attribution de points automatique. Or celle-ci a tendance à favoriser les élèves les plus riches, selon les esprits critiques.

Il se dit que l'algorithme aurait 'triché'. Il avait reçu instruction d'attribuer des résultats aussi proches que possibles de ceux obtenus en 2019, mais il accorderait plus rapidement aux élèves des 'bonnes' écoles des scores supérieurs à ceux attribués à des étudiants ayant peut-être un meilleur historiques de points, mais fréquentant des établissements avec des condisciples moins doués (établis souvent dans des quartiers plus pauvres). L'Office for Statistics Regulation, le régulateur britannique compétent, va à présent effectuer un examen d'urgence de l'approche suivie par l'Ofqual, la commission des examens.

"Plusieurs erreurs ont été commises, dont des fautes techniques", déclare Tom Haines, professeur en apprentissage machine à l'université de Bath, à la chaîne nationale britannique BBC. Il signale que la méthode utilisée pour concevoir l'algorithme n'a pas suivi les normes de l'apprentissage machine. Ofqual a testé 11 algorithmes différents et leur a donné instruction de prévoir les résultats pour les examens en 2019. L'algorithme qui en était le plus proche, fut finalement choisi. Selon Haines, il y eut cependant un vice de procédure: "Ofqual s'est trompée et a en fin de compte fourni aux algorithmes les résultats de 2019. L'algorithme finalement choisi était donc celui qui fut le meilleur... tricheur." En général, il semble qu'on ait beaucoup trop peu contrôlé l'algorithme en tant que tel et les raisons pour lesquelles il prenait certaines décisions.

Suite aux manifestations dans la rue, le gouvernement a à présent décidé de ne pas utiliser les résultats des niveaux A automatiquement générés. En lieu et place, ce sont les évaluations que les enseignants avaient précédemment présentées, qui seront utilisées. Chaque année, les enseignants effectuent un bilan de leurs élèves et indiquent leurs attentes quant aux résultats qu'ils obtiendront aux différentes matières de niveau A. Or ces évaluations étaient dans de nombreux cas plus favorables que les scores attribués finalement par l'algorithme. Les points pour GCSE, une deuxième série d'examens nationale que l'algorithme devait déterminer et dont les résultats devaient normalement être annoncés cette semaine, sont postposés.

Le régulateur britannique va se mêler à la crise des examens qui secoue la Grande-Bretagne depuis quelques semaines. Un algorithme utilisé par les autorités pour attribuer automatiquement aux élèves des points à ce qu'on appelle les niveaux A y sème en effet la zizanie. Les niveaux A représentent un important critère pour les élèves et déterminent entre autres où ils peuvent par après suivre les cours de l'enseignement supérieur. A présent que le pays est aux prises avec la pandémie du corona, ces examens ont été remplacés par une attribution de points automatique. Or celle-ci a tendance à favoriser les élèves les plus riches, selon les esprits critiques.Il se dit que l'algorithme aurait 'triché'. Il avait reçu instruction d'attribuer des résultats aussi proches que possibles de ceux obtenus en 2019, mais il accorderait plus rapidement aux élèves des 'bonnes' écoles des scores supérieurs à ceux attribués à des étudiants ayant peut-être un meilleur historiques de points, mais fréquentant des établissements avec des condisciples moins doués (établis souvent dans des quartiers plus pauvres). L'Office for Statistics Regulation, le régulateur britannique compétent, va à présent effectuer un examen d'urgence de l'approche suivie par l'Ofqual, la commission des examens."Plusieurs erreurs ont été commises, dont des fautes techniques", déclare Tom Haines, professeur en apprentissage machine à l'université de Bath, à la chaîne nationale britannique BBC. Il signale que la méthode utilisée pour concevoir l'algorithme n'a pas suivi les normes de l'apprentissage machine. Ofqual a testé 11 algorithmes différents et leur a donné instruction de prévoir les résultats pour les examens en 2019. L'algorithme qui en était le plus proche, fut finalement choisi. Selon Haines, il y eut cependant un vice de procédure: "Ofqual s'est trompée et a en fin de compte fourni aux algorithmes les résultats de 2019. L'algorithme finalement choisi était donc celui qui fut le meilleur... tricheur." En général, il semble qu'on ait beaucoup trop peu contrôlé l'algorithme en tant que tel et les raisons pour lesquelles il prenait certaines décisions.Suite aux manifestations dans la rue, le gouvernement a à présent décidé de ne pas utiliser les résultats des niveaux A automatiquement générés. En lieu et place, ce sont les évaluations que les enseignants avaient précédemment présentées, qui seront utilisées. Chaque année, les enseignants effectuent un bilan de leurs élèves et indiquent leurs attentes quant aux résultats qu'ils obtiendront aux différentes matières de niveau A. Or ces évaluations étaient dans de nombreux cas plus favorables que les scores attribués finalement par l'algorithme. Les points pour GCSE, une deuxième série d'examens nationale que l'algorithme devait déterminer et dont les résultats devaient normalement être annoncés cette semaine, sont postposés.