Il est question ici d'une recherche effectuée par l'Helmholz Zentrum für Umweltforschung (UFZ) et par l'Université pour la Technologie, l'Economie et la Culture (HTWK), tous deux établis à Leipzig. Conjointement, ils ont recherché une façon de protéger les objets contre les insectes afin d'éviter tout dommage. Pensons ici aux vers à bois, cérambyx et à leurs larves.

Jusqu'à présent, on utilisait dans ce but des produits chimiques, voire dans le passé des pesticides qui ne sont plus tolérés aujourd'hui, tels le DDT et le PCP. Mais ces produits avaient eux aussi un impact sur les objets. Aujourd'hui, les chercheurs ont testé une nouvelle méthode basée sur les ondes radio pour éliminer les coléoptères et autres petites bêtes.

Echauffement

Les objets sont temporairement irradiés au moyen de fréquences radio industrielles de 13,56 MHz (dans certains tests, on a aussi utilisé des fréquences de 2,45 GHz), ce qui permet de les échauffer jusqu'à 55-60°C, la température à laquelle la plupart des insectes et leurs larves meurent. La fréquence n'a cependant guère d'importance ici.

"Les effets peuvent aussi être atteints avec d'autres fréquences. Cela dépend surtout de la disponibilité du générateur utilisé et des coûts d'investissement correspondants", explique le Dr. Ulf Roland, chef de projet et chercheur à l'UFZ, à Data News.

La méthode développée à présent a été testée sur la collection nationale de la fondation Schloss Friedenstein à Gotha. La méthode d'irradiation convient non seulement pour le bois, mais aussi pour le textile, le cuir, la fourrure et les préparations animales.

Selon Roland, l'irradiation d'objets s'avère plus efficiente qu'un traitement à air chaud, parce que dans ce dernier cas, le risque de dommage pour l'objet est plus grand. Il circule aussi moins de produits chimiques dans les lieux de stockage et d'exposition.

Effets non-thermiques

"Nous avons également examiné les effets non-thermiques de ce genre d'irradiation en vue d'éliminer les insectes. Nous n'avons cependant pas trouvé d'indications de ce genre d'effets, ce qui fait que l'échauffement s'avère essentiel et que les fréquences radio constituent un bon outil pour ce faire", poursuit le Dr Roland.

L'intensité et la durée de l'irradiation dépendent de la masse de l'objet et de la puissance du générateur. Il n'y a aucun risque pour l'homme, puisque l'irradiation s'effectue à l'intérieur d'une enceinte électromagnétique.

Il s'agit ici d'un premier test concluant. L'objectif est à présent de l'étendre. "Nous devrons à coup sûr exécuter davantage de projets et en publier les résultats, afin d'étayer cette méthode. Comme elle se présente pour l'instant, elle pourra être utilisée dans les musées, mais dans un proche avenir, l'objectif sera d'investir de l'argent dans une entreprise commerciale capable de lancer sur le marché non seulement cette méthode, mais aussi d'autres applications exploitant les ondes radio", conclut le Dr Roland.

Il est question ici d'une recherche effectuée par l'Helmholz Zentrum für Umweltforschung (UFZ) et par l'Université pour la Technologie, l'Economie et la Culture (HTWK), tous deux établis à Leipzig. Conjointement, ils ont recherché une façon de protéger les objets contre les insectes afin d'éviter tout dommage. Pensons ici aux vers à bois, cérambyx et à leurs larves.Jusqu'à présent, on utilisait dans ce but des produits chimiques, voire dans le passé des pesticides qui ne sont plus tolérés aujourd'hui, tels le DDT et le PCP. Mais ces produits avaient eux aussi un impact sur les objets. Aujourd'hui, les chercheurs ont testé une nouvelle méthode basée sur les ondes radio pour éliminer les coléoptères et autres petites bêtes.EchauffementLes objets sont temporairement irradiés au moyen de fréquences radio industrielles de 13,56 MHz (dans certains tests, on a aussi utilisé des fréquences de 2,45 GHz), ce qui permet de les échauffer jusqu'à 55-60°C, la température à laquelle la plupart des insectes et leurs larves meurent. La fréquence n'a cependant guère d'importance ici."Les effets peuvent aussi être atteints avec d'autres fréquences. Cela dépend surtout de la disponibilité du générateur utilisé et des coûts d'investissement correspondants", explique le Dr. Ulf Roland, chef de projet et chercheur à l'UFZ, à Data News.La méthode développée à présent a été testée sur la collection nationale de la fondation Schloss Friedenstein à Gotha. La méthode d'irradiation convient non seulement pour le bois, mais aussi pour le textile, le cuir, la fourrure et les préparations animales.Selon Roland, l'irradiation d'objets s'avère plus efficiente qu'un traitement à air chaud, parce que dans ce dernier cas, le risque de dommage pour l'objet est plus grand. Il circule aussi moins de produits chimiques dans les lieux de stockage et d'exposition.Effets non-thermiques"Nous avons également examiné les effets non-thermiques de ce genre d'irradiation en vue d'éliminer les insectes. Nous n'avons cependant pas trouvé d'indications de ce genre d'effets, ce qui fait que l'échauffement s'avère essentiel et que les fréquences radio constituent un bon outil pour ce faire", poursuit le Dr Roland.L'intensité et la durée de l'irradiation dépendent de la masse de l'objet et de la puissance du générateur. Il n'y a aucun risque pour l'homme, puisque l'irradiation s'effectue à l'intérieur d'une enceinte électromagnétique.Il s'agit ici d'un premier test concluant. L'objectif est à présent de l'étendre. "Nous devrons à coup sûr exécuter davantage de projets et en publier les résultats, afin d'étayer cette méthode. Comme elle se présente pour l'instant, elle pourra être utilisée dans les musées, mais dans un proche avenir, l'objectif sera d'investir de l'argent dans une entreprise commerciale capable de lancer sur le marché non seulement cette méthode, mais aussi d'autres applications exploitant les ondes radio", conclut le Dr Roland.