Big Blue avait racheté Red Hat en octobre de l'année dernière pour 190 dollars par action, ce qui représentait un montant de 34 milliards de dollars. Grâce à cette reprise, IBM entend renforcer sa position sur le marché du nuage, où elle accuse actuellement encore du retard sur le top trois (Amazon, Google, Microsoft).

Red Hat devient à présent une composante de la division des nuages hybrides d'IBM. Son CEO Jim Whitehurst siégera au sein du 'senior management' d'IBM.

Les principaux obstacles à l'entérinement de l'accord résidaient dans les approbations réglementaires. Aux Etats-Unis, la transaction s'était faite sans conditions, alors que la Commission européenne avait donné son feu vert le 27 juin, elle aussi sans limites ou conditions.

L'Europe estime en effet qu'il y a suffisamment de concurrence sur le marché du middleware et des logiciels d'infrastructure système. Et la Commission de faire observer qu'il existe certes un risque que le rachat puisse impacter l'accès au code-source de Red Hat, mais qu'il s'avère plutôt limité, parce que cela pourrait générer des contre-réactions de la part des développeurs, ce qui serait préjudiciable pour les produits de Red Hat.