Anton Nossik était à la fois chef d'entreprise et journaliste. Il avait lancé le site Gazeta.ru, l'un des premiers sites d'informations de Russie, en 1999. Il avait ensuite conçu d'autres sites web populaires, comme Lenta.ru et Newsru.com. En tant qu'"architecte de la blogosphère russe", Nossik figurait parmi les blogueurs les plus lus du pays. "Il n'y épargnait personne, et surtout pas le Kremlin", écrit The Moscow Times. Il soutenait par exemple les membres russes du groupe Pussy Riot, qui avaient été arrêtées après avoir critiqué Poutine dans une cathédrale de Moscou.

Île de liberté

Anton Nossik défendait cependant les attaques aériennes russes en Syrie et le soutien offert à Assad. Dans l'un de ses articles, il avait comparé la Syrie à l'Allemagne nazie et proposait de bombarder le pays "afin de le rayer de la carte". Il a été accusé d'incitation à la haine pour avoir tenu ces propos et s'est vu infliger une amende de 8 000 dollars. Internet était pour lui une "île de liberté" et il critiquait souvent les autorités publiques qui tentaient de limiter cette liberté.

Anton Nossik était à la fois chef d'entreprise et journaliste. Il avait lancé le site Gazeta.ru, l'un des premiers sites d'informations de Russie, en 1999. Il avait ensuite conçu d'autres sites web populaires, comme Lenta.ru et Newsru.com. En tant qu'"architecte de la blogosphère russe", Nossik figurait parmi les blogueurs les plus lus du pays. "Il n'y épargnait personne, et surtout pas le Kremlin", écrit The Moscow Times. Il soutenait par exemple les membres russes du groupe Pussy Riot, qui avaient été arrêtées après avoir critiqué Poutine dans une cathédrale de Moscou.Anton Nossik défendait cependant les attaques aériennes russes en Syrie et le soutien offert à Assad. Dans l'un de ses articles, il avait comparé la Syrie à l'Allemagne nazie et proposait de bombarder le pays "afin de le rayer de la carte". Il a été accusé d'incitation à la haine pour avoir tenu ces propos et s'est vu infliger une amende de 8 000 dollars. Internet était pour lui une "île de liberté" et il critiquait souvent les autorités publiques qui tentaient de limiter cette liberté.