C'est la 53ème fois déjà en l'espace de 26 ans que paraît un nouveau top 500 des superordinateurs les plus rapides au monde. Et pour la première fois, les 500 superordinateurs du classement atteignent tous la vitesse d'un téraflop au minimum. Flop(s) est l'abréviation de 'floating point operations per second' et est l'unité de représentation de la puissance de calcul des processeurs. Chez les mainframes (gros ordinateurs) et les superordinateurs, le nombre de flops est évidemment nettement supérieur à celui, disons, des environnements de bureau professionnels. 1 téraflop vaut 1.000 gigaflops, et 1.000 téraflops valent 1 pétaflop.

Le superordinateur le plus rapide atteint 149 pétaflops

Tout en bas du top 500 des superordinateurs, la limite du pétaflop est tout juste atteinte. Et en haut, IBM arrive à quasiment 149 pétaflops avec son superordinateur Summit. Ce dernier dominait déjà le précédent classement. Le Summit est installé dans le Oak Ridge National Laboratory au Tennessee. Le numéro 2 du classement est aussi une machine d'IBM, à savoir le Sierra qui atteint 94,6 pétaflops et se trouve dans le Lawrence Livermore National Laboratory en Californie. Il n'y a du reste guère de changements dans le top10. Aux 3ème et 4ème places, on trouve des superordinateurs chinois caractérisés respectivement par des vitesses de 93 et 61,4 pétaflops.

La Chine en tête

La Chine compte le plus grand nombre de superordinateurs dans le top 500 avec 219 unités. Elle est suivie par les Etats-Unis avec 116 superordinateurs. Le Japon suit à bonne distance avec 29 unités. Vient ensuite la France - premier pays européen - avec 19 superordinateurs dans le top 500. La Grande-Bretagne et l'Allemagne doivent se contenter respectivement de 18 et 14 unités. La domination chinoise se manifeste par ailleurs aussi au niveau des vendeurs. Parmi les 500 superordinateurs du classement, 173 sont issus de Lenovo, ce qui fait de cette dernière le principal fournisseur du Top 500.