Durant le trimestre écoulé, IBM a enregistré un chiffre d'affaires de 21,76 milliards de dollars, en recul de trois pour cent par rapport à il y a un an, mais inférieur aux attentes des analystes. Le bénéfice net (GAAP) a été de 2 milliards de dollars, ce qui représente une croissance de pas moins de 286 pour cent.

Les Technology Services et Cloud Platforms sont avec 8,9 milliards de dollars (en recul de trois pour cent) la principale division de l'entreprise. Les Cognitive Solutions (dont dépend Watson) représentent 5,5 milliards de dollars, tout comme l'année dernière. Quant aux Global Business Services, ils ont crû de quatre pour cent à 4,3 milliards de dollars. Pour ce qui est du chiffre d'affaires tiré des Systems, il a diminué de 21 pour cent à 2,6 milliards. Enfin, le Global Financing a régressé de onze pour cent à 402 millions de dollars.

IBM attribue le net recul des Systems à la dynamique de cycle chez le serveur mainframe IBM Z. Autrement dit, les entreprises qui ont récemment investi dans un serveur mainframe, attendront quelques années, avant d'acquérir de nouveau une telle machine.

2018

2018 a été une année importante pour IBM: l'entreprise a racheté Red Hat pour 33 milliards de dollars, ce qui a représenté le plus gros rachat de l'histoire de l'entreprise. Elle a aussi revendu plusieurs produits logiciels à la firme indienne HCL pour 1,8 milliard de dollars. Elle a enfin conclu un accord en matière de puces avec Samsung.

Pour l'ensemble de son exercice 2018, Big Blue a enregistré un chiffre d'affaires de 79,6 milliards de dollars, en hausse d'un pour cent par rapport à 2017 (79,1 milliards de dollars). Le bénéfice net consolidé s'est établi à 8,7 milliards de dollars, en hausse de 52 pour cent. Quant à la marge bénéficiaire brute, elle a été de 49,1 pour cent.

Détail non anodin: le chiffre d'affaires dans le domaine du nuage a été de 19,2 milliards de dollars. Les rentrées 'cloud' d'IBM ont ainsi grimpé de douze pour cent. L'entreprise fait observer aussi que le solide cours du dollar lui a fait perdre quelque deux milliards de dollars de chiffre d'affaires. IBM tire soixante pour cent environ de son chiffre d'affaires en dehors des Etats-Unis.

Selon l'agence de presse Reuters, c'est la première fois depuis 2011 (et donc aussi depuis la nomination de Ginny Rometty au poste de CEO) que l'entreprise réalise de nouveau une hausse de son chiffre d'affaires sur une base annuelle, ce qui signifie que le géant technologique voit son changement de cap du hardware vers le software et les services dans le nuage donner progressivement de bons résultats.