DXC n'existe que depuis 2017. L'entreprise est une émanation du segment Enterprise Service de HPE, qui a fusionné avec CSC. Mais depuis sa création, elle a mené de lourdes actions de réductions de ses coûts. Sur les 170.000 personnes qui travaillaient pour elle en 2017, il n'en reste plus que 130.000 aujourd'hui.

Ces phases de licenciements ont aussi provoqué des problèmes au niveau des services fournis par l'entreprise, ce qui fait que les résultats sont mauvais. Durant son tout dernier trimestre, DXC a ainsi essuyé une perte de deux milliards de dollars.

Selon son CEO et président Mike Salvino, qui a repris les rênes en septembre, les choses devraient s'arranger. Lors d'une téléconférence à laquelle a participé The Register, Salvino insista sur le fait que son entreprise va de nouveau investir dans elle-même, dans ses clients, dans son personnel et dans l'opérationnel.

Salvino admet que sous la direction de son prédécesseur, des erreurs ont été commises. C'est ainsi que des contrats ont été conclus, pour lesquels l'entreprise ne pouvait fournir de personnel ou devait en engager en externe. Et que la gestion des comptes était peu claire, parce que l'entreprise fonctionnait trop en tant que département d'externalisation d'une part et que département numérique d'autre part.

C'était également souvent le chaos sur le plan du personnel. Les collaborateurs ne savaient souvent pas s'ils auraient encore du travail le mois suivant. Certains ont été licenciés, avant d'être réengagés. Cela doit changer, selon Salvino: "Il est important que les gens comprennent leur trajet de carrière, s'ils seront récompensés ou non et quel genre de formation ils recevront. (...) Il nous faut admettre que dans le passé, nous n'avons pas assez pris soin de nos collaborateurs, et ce n'est pas acceptable."

"Il convient de tout réhabiliter. Nous avons les moyens d'affronter la concurrence", a répondu Salvino à la question posée par un employé quant à savoir si l'entreprise pouvait se sauver par elle-même après les actions des années écoulées.

Salvino nuance le fait qu'il faudra encore quelque temps avant de remettre l'entreprise sur les rails. Le discours de motivation à grande échelle tenu devant le personnel, la clientèle et le monde extérieur est un premier pas. Durant la brève existence de DXC, l'entreprise n'a pas acquis une trop bonne réputation tant auprès de ses clients que de ses collaborateurs et c'est précisément ce que le nouveau directeur entend rétablir.