Le nombre "d'e-shoppers" a augmenté mais celui du total des dépenses en ligne a par contre diminué de 8%, à 2,7 milliards d'euros, selon le BeCommerce Market Monitor publié jeudi. L'e-commerce semble plus touché par la crise en Flandre que dans les deux autres Régions.

C'est la première fois que le Market Monitor montre une baisse des dépenses des Belges en ligne, alors qu'une croissance d'environ 7% par an était notée ces dernières années. Le résultat pour le premier trismestre est 15% inférieur aux prévisions.

Par contre, les acheteurs (7,5 millions) ont été plus nombreux en ligne durant cette période (+2%) par rapport au premier trismestre de 2020. Quelque 117.000 personnes se sont donc lancées pour la première fois dans des achats en ligne, pointe l'enquête de BeCommerce.

Le nombre total d'achats en ligne a grimpé à 28 millions, avec quatre consommateurs sur 10 qui disent avoir fait davantage d'emplettes sur la toile. Ils sont aussi 10% à être convaincus qu'ils poursuivront cette habitude après la crise, en faisant encore plus de shopping.

L'impact sur le commerce en ligne diffère dans les trois Régions. En Flandre, les dépenses ont diminué de 197 millions d'euros (-10%), tandis qu'elles ont baissé de 4% en Wallonie et à Bruxelles (-39 millions d'euros). Au nord du pays, les dépenses liées au voyage par exemple ont diminué de moitié. En Belgique francophone, cette baisse ne s'élève qu'à un quart.

"La Flandre est beaucoup plus orientée vers l'exportation que la Wallonie et, en ce sens, beaucoup plus sensible aux tendances internationales: la crise du coronavirus faisait déjà rage en Chine en janvier, ce qui s'est manifesté plus rapidement en Flandre que dans le sud du pays", analyse Sofie Geeroms, directrice générale de BeCommerce.

De manière générale, sur le plan des produits et services, 13% des dépenses totales concernaient des produits en ligne. Ces dépenses ont augmenté de 18%, atteignant 1,5 milliard d'euros, contre 1,27 milliard au premier trimestre 2019.

Autre constat: la catégorie "maison & jardin" est celle qui a le plus tiré son épingle du jeu, avec une augmentation des dépenses sur internet de 59 millions d'euros (+68%) durant la crise. Cette hausse n'est par contre constatée qu'en Flandre (+127% contre -4% en Wallonie et à Bruxelles).

Les consommateurs n'ont désormais "plus de réticence à acheter en ligne des articles plus importants pour la maison et le jardin, comme des meubles de jardin, des barbecues et des parasols", ajoute Sofie Geeroms.

La catégorie "Media et divertissements" a aussi connu une croissance de 10%, liée au télétravail. Enfin, les services ont enregistré une chute de 28% au premier trismestre. Le secteur des voyages et des événements, généralement le plus solide en ligne, "s'effondre" (-43% pour les billets d'avion et l'hébergement et -20% pour les voyages avec forfait). Les billets pour les événements comme les concerts, les cinémas,... ont également diminué d'un quart.

Le nombre "d'e-shoppers" a augmenté mais celui du total des dépenses en ligne a par contre diminué de 8%, à 2,7 milliards d'euros, selon le BeCommerce Market Monitor publié jeudi. L'e-commerce semble plus touché par la crise en Flandre que dans les deux autres Régions.C'est la première fois que le Market Monitor montre une baisse des dépenses des Belges en ligne, alors qu'une croissance d'environ 7% par an était notée ces dernières années. Le résultat pour le premier trismestre est 15% inférieur aux prévisions.Par contre, les acheteurs (7,5 millions) ont été plus nombreux en ligne durant cette période (+2%) par rapport au premier trismestre de 2020. Quelque 117.000 personnes se sont donc lancées pour la première fois dans des achats en ligne, pointe l'enquête de BeCommerce.Le nombre total d'achats en ligne a grimpé à 28 millions, avec quatre consommateurs sur 10 qui disent avoir fait davantage d'emplettes sur la toile. Ils sont aussi 10% à être convaincus qu'ils poursuivront cette habitude après la crise, en faisant encore plus de shopping.L'impact sur le commerce en ligne diffère dans les trois Régions. En Flandre, les dépenses ont diminué de 197 millions d'euros (-10%), tandis qu'elles ont baissé de 4% en Wallonie et à Bruxelles (-39 millions d'euros). Au nord du pays, les dépenses liées au voyage par exemple ont diminué de moitié. En Belgique francophone, cette baisse ne s'élève qu'à un quart."La Flandre est beaucoup plus orientée vers l'exportation que la Wallonie et, en ce sens, beaucoup plus sensible aux tendances internationales: la crise du coronavirus faisait déjà rage en Chine en janvier, ce qui s'est manifesté plus rapidement en Flandre que dans le sud du pays", analyse Sofie Geeroms, directrice générale de BeCommerce.De manière générale, sur le plan des produits et services, 13% des dépenses totales concernaient des produits en ligne. Ces dépenses ont augmenté de 18%, atteignant 1,5 milliard d'euros, contre 1,27 milliard au premier trimestre 2019.Autre constat: la catégorie "maison & jardin" est celle qui a le plus tiré son épingle du jeu, avec une augmentation des dépenses sur internet de 59 millions d'euros (+68%) durant la crise. Cette hausse n'est par contre constatée qu'en Flandre (+127% contre -4% en Wallonie et à Bruxelles).Les consommateurs n'ont désormais "plus de réticence à acheter en ligne des articles plus importants pour la maison et le jardin, comme des meubles de jardin, des barbecues et des parasols", ajoute Sofie Geeroms.La catégorie "Media et divertissements" a aussi connu une croissance de 10%, liée au télétravail. Enfin, les services ont enregistré une chute de 28% au premier trismestre. Le secteur des voyages et des événements, généralement le plus solide en ligne, "s'effondre" (-43% pour les billets d'avion et l'hébergement et -20% pour les voyages avec forfait). Les billets pour les événements comme les concerts, les cinémas,... ont également diminué d'un quart.