Le Liban est en crise. Le gouvernement cherche des mesures permettant d'équilibrer le budget pour 2020. Il avait donc imaginé facturer aux citoyens l'équivalent de 20 cents américains par jour pour les communications VoIP via Facebook, FaceTime, WhatsApp ou d'autres plates-formes encore. Cette mesure aurait rapporté quelque 250 millions de dollars par an.

Selon AlJazeera, le Liban ne compte que deux opérateurs, appartenant à l'Etat, et applique des tarifs télécoms très élevés en comparaison avec ceux des pays voisins.

La mesure envisagée a donc fait long feu. Selon le Washington Post, elle a en effet été annulée ce vendredi matin déjà suite à une levée de boucliers.

Par souci de clarté, ajoutons que ces protestations portaient non seulement sur la facturation des communications via internet, mais aussi sur le fait qu'une augmentation de la TVA était envisagée dans les années à venir et ce, toujours pour des raisons budgétaires. Par ailleurs, le pays est actuellement aux prises avec des feux de forêt, et il semble que les trois hélicoptères servant à les éteindre soient hors d'usage depuis des années déjà.

Le Liban doit finaliser son budget pour 2020, en ce compris quelques réformes fiscales, pour pouvoir revendiquer un soutien d'un montant de 11 milliards de dollars de l'étranger. Cela signifie que les déficits budgétaires doivent être comblés. Mais le pays n'a pas bonne réputation sur ce plan. Le budget pour 2019 n'a en effet été présenté qu'au milieu de l'année, alors qu'avant 2017, le Liban n'a même pas eu de budget pendant douze ans, selon AlJazeera.