Le test du fournisseur télécoms japonais a eu lieu le 11 décembre dernier déjà, mais les résultats n'ont été rendus publics que maintenant. Il s'agit d'un 'uplink' de 10 Gbps en plein air.

Pour le test, l'on a utilisé une bande passante de 400 MHz dans le spectre des 11 GHz. La station qui devait transférer les données, se déplaçait à 9 kilomètres/heure, et la technologie Mimo était chargée de scinder les différents flux de données.

Intégrer la technologie dans un petit smartphone ou dans un ordinateur portable n'est cependant pas encore pour demain. Pour l'envoi, huit antennes ont été utilisées. Le réceptionnaire en avait besoin de seize.

Pas évident sur des réseaux mobiles

Ce n'était cependant pas le seul problème. Selon l'entreprise télécoms nipponne, il est malaisé d'utiliser des bandes de fréquences supérieures à 5 GHz sur des réseaux mobiles. Cela est dû au fait qu'à des fréquences élevées, l'onde a une portée moindre et convient moins bien en présence de bâtiments ou d'autres obstacles entre l'émetteur et le récepteur.

L'entreprise n'est du reste pas le seul acteur à expérimenter des vitesses de dizaines de gigabits. Huawei avait déjà fait la démonstration à Data News d'une vitesse de téléchargement de 50 Gbps lors du Mobile World Congress.

Les tests face à la réalité

Pour ces deux expérimentations, il nous faut toutefois apporter cette nuance qu'il ne s'agit pas encore de la 5G, mais uniquement de phases de test qui prépareront à long terme la voie pour des applications commerciales. Il n'existe en effet actuellement pas encore de standard 5G fixant des éléments comme une vitesse minimale. Il faudra donc attendre quelques années encore, avant d'en arriver à de telles vitesses où que ce soit dans le monde.

Pour ce qui est de la vitesse réelle, il convient d'ajouter qu'il y a un grand écart entre les performances. C'est ainsi qu'un test entre un émetteur se déplaçant lentement et un seul récepteur fournira dans des conditions optimales des vitesses nettement supérieures à celles d'une situation où, disons, des centaines ou des milliers d'utilisateurs se connectent à bord d'un train ou d'une voiture.