Les moyens libérés pour cette plate-forme seront abordés vendredi lors du conseil des ministres. L'objectif est d'être opérationnel dans les deux mois à suivre. Voilà ce qu'a déclaré la ministre des télécommunications Petra De Sutter dans un débat 5G en ligne d'AIG, l'Alumnivereniging van de ingenieurs aan de universiteit van Gent (association des ingénieurs de l'université de Gand).

'Nous voulons offrir un soutien à ceux et celles qui ont des doutes. Il est en effet légitime que les gens se posent des questions. Nous devons par conséquent faire la part des choses à propos de ce qui est clairement erroné dans les informations données, mais aussi au sujet de ce que savons avec certitude et des éléments pour lesquels le monde scientifique n'a pas encore de réponse', affirme De Sutter.

Un exemple: le rayonnement électromagnétique. Pour la 5G, il dépend des mêmes normes que celles de la 4G ou de la 3G, lesquelles sont déjà nettement plus strictes que les normes de sécurité internationales. Mais le signal 5G cible aussi les appareils utilisant le réseau. Cela signifie que dans le cas de la 5G, le rayonnement est en moyenne inférieur, tout en ayant parfois des pics un peu supérieurs à proximité d'un appareil utilisant intensivement la 5G.

imec, Santé publique et Sciensano

On ignore encore comment se présentera précisément cette plate-forme de la connaissance et d'apprentissage, mais son but sera d'informer sur la base de faits scientifiques. L'imec notamment y participera, alors que le SPF Santé publique et Sciensano y seront impliqués.

La plate-forme avait déjà été partiellement annoncée dans l'accord gouvernemental, en vue de créer une base à propos de la 5G pour toutes les parties concernées, y compris les citoyens. Mais il ne s'agit ici pas seulement d'informations liées au rayonnement ou aux antennes.

De Sutter: 'Nous devons expliquer non seulement ce qu'est la 5G, mais aussi sa valeur ajoutée. Si les gens pensent qu'elle ne servira qu'à télécharger plus rapidement, on peut alors comprendre qu'ils se posent des questions sur sa nécessité. Mais il s'agit aussi d'augmenter le nombre d'appareils et de réduire la latence. Il peut en résulter des applications permettant par exemple d'atteindre des objectifs écologiques.'

Durant le débat, on a aussi abordé plusieurs fois un sujet pertinent. 'On pourra expédier et recevoir des paquets de données en quelques millisecondes, mais aussi connecter des millions d'appareils simultanément, et on disposera d'une plus grande bande passante. En combinant les trois éléments, on aura nettement plus de possibilités', précise Mitch De Geest, CEO de Citymesh. 'L'impact direct pour le consommateur sera limité, mais l'impact indirect, consistant pour les entreprises, services de secours ou pouvoirs publics de pouvoir travailler de manière plus efficiente et différemment, sera énorme.'

4ème opérateur

Le principal obstacle à un déploiement à part entière de la 5G a pour nom les enchères du spectre. Elles seront probablement organisées début 2022. Pour l'instant, il s'agit encore d'attendre le comité de concertation qui a posé des questions supplémentaires sur l'impact d'un quatrième opérateur.

Néanmoins, ce quatrième opérateur existe plus ou moins déjà avec Citymesh. Il s'agit là d'un acteur purement professionnel, mais qui veut aussi créer ses propres réseaux 5G. Aujourd'hui, l'entreprise possède un spectre susceptible d'être utilisé pour la 5G, mais cette licence expirera en 2025. Si un quatrième acteur n'est pas autorisé, cela aura donc aussi des conséquences sur l'évolution de Citymesh et de sa société-mère Cegeka.

'Nous serons alors nettement plus limités dans ce que nous prévoyons à présent', prétend De Geest. 'Avec notre licence actuelle, nous pouvons déployer des réseaux purement privés. Mais nous avons l'ambition et les moyens d'investir dans des réseaux couvrant tout le pays, surtout dans le spectre inférieur et pour des activités cruciales telles les services de secours. Nous voulons assumer ce rôle. Mais sans spectre, il sera malaisé d'atteindre nos objectifs.'

Les moyens libérés pour cette plate-forme seront abordés vendredi lors du conseil des ministres. L'objectif est d'être opérationnel dans les deux mois à suivre. Voilà ce qu'a déclaré la ministre des télécommunications Petra De Sutter dans un débat 5G en ligne d'AIG, l'Alumnivereniging van de ingenieurs aan de universiteit van Gent (association des ingénieurs de l'université de Gand).'Nous voulons offrir un soutien à ceux et celles qui ont des doutes. Il est en effet légitime que les gens se posent des questions. Nous devons par conséquent faire la part des choses à propos de ce qui est clairement erroné dans les informations données, mais aussi au sujet de ce que savons avec certitude et des éléments pour lesquels le monde scientifique n'a pas encore de réponse', affirme De Sutter.Un exemple: le rayonnement électromagnétique. Pour la 5G, il dépend des mêmes normes que celles de la 4G ou de la 3G, lesquelles sont déjà nettement plus strictes que les normes de sécurité internationales. Mais le signal 5G cible aussi les appareils utilisant le réseau. Cela signifie que dans le cas de la 5G, le rayonnement est en moyenne inférieur, tout en ayant parfois des pics un peu supérieurs à proximité d'un appareil utilisant intensivement la 5G.imec, Santé publique et SciensanoOn ignore encore comment se présentera précisément cette plate-forme de la connaissance et d'apprentissage, mais son but sera d'informer sur la base de faits scientifiques. L'imec notamment y participera, alors que le SPF Santé publique et Sciensano y seront impliqués.La plate-forme avait déjà été partiellement annoncée dans l'accord gouvernemental, en vue de créer une base à propos de la 5G pour toutes les parties concernées, y compris les citoyens. Mais il ne s'agit ici pas seulement d'informations liées au rayonnement ou aux antennes.De Sutter: 'Nous devons expliquer non seulement ce qu'est la 5G, mais aussi sa valeur ajoutée. Si les gens pensent qu'elle ne servira qu'à télécharger plus rapidement, on peut alors comprendre qu'ils se posent des questions sur sa nécessité. Mais il s'agit aussi d'augmenter le nombre d'appareils et de réduire la latence. Il peut en résulter des applications permettant par exemple d'atteindre des objectifs écologiques.'Durant le débat, on a aussi abordé plusieurs fois un sujet pertinent. 'On pourra expédier et recevoir des paquets de données en quelques millisecondes, mais aussi connecter des millions d'appareils simultanément, et on disposera d'une plus grande bande passante. En combinant les trois éléments, on aura nettement plus de possibilités', précise Mitch De Geest, CEO de Citymesh. 'L'impact direct pour le consommateur sera limité, mais l'impact indirect, consistant pour les entreprises, services de secours ou pouvoirs publics de pouvoir travailler de manière plus efficiente et différemment, sera énorme.'4ème opérateurLe principal obstacle à un déploiement à part entière de la 5G a pour nom les enchères du spectre. Elles seront probablement organisées début 2022. Pour l'instant, il s'agit encore d'attendre le comité de concertation qui a posé des questions supplémentaires sur l'impact d'un quatrième opérateur.Néanmoins, ce quatrième opérateur existe plus ou moins déjà avec Citymesh. Il s'agit là d'un acteur purement professionnel, mais qui veut aussi créer ses propres réseaux 5G. Aujourd'hui, l'entreprise possède un spectre susceptible d'être utilisé pour la 5G, mais cette licence expirera en 2025. Si un quatrième acteur n'est pas autorisé, cela aura donc aussi des conséquences sur l'évolution de Citymesh et de sa société-mère Cegeka.'Nous serons alors nettement plus limités dans ce que nous prévoyons à présent', prétend De Geest. 'Avec notre licence actuelle, nous pouvons déployer des réseaux purement privés. Mais nous avons l'ambition et les moyens d'investir dans des réseaux couvrant tout le pays, surtout dans le spectre inférieur et pour des activités cruciales telles les services de secours. Nous voulons assumer ce rôle. Mais sans spectre, il sera malaisé d'atteindre nos objectifs.'