Jusqu'il y a peu, on ne savait pas clairement si la mesure controversée de conserver les empreintes digitales sur l'eID serait aussi d'application aux mineurs d'âge. Mais à présent que l'arrêté royal a été publié le 20 décembre, il ressort que tel est bien le cas et ce, à partir de 12 ans, voire quelques mois avant, si des jeunes se voient invités à venir prendre possession de leur première eID. Voilà ce que révèle le journal De Standaard sur base de Polinfo.be.

Selon De Standaard, le ministre de l'intérieur De Crem se réfère au règlement européen en la matière, qui prévoit une dispense uniquement pour les enfants de moins de six ans. Mais l'Autorité de protection des données se montre critique et va examiner plus avant l'arrêté royal. Surtout qu'il s'agit dans ce cas d'une combinaison données biométriques et mineurs d'âge.

La loi prévoyant la conservation des empreintes digitales sur l'eID avait été approuvée en novembre 2018. Une fois la carte d'identité fin prête, les empreintes digitales sont gardées dans une banque de données centrale pendant trois mois.

Mais cette approche fait aussi l'objet de fortes critiques. Des cryptographes de la KU Leuven notamment émettent des objections, alors que des activistes militant pour le respect de la vie privée trouvent la mesure abusive. Le gouvernement, lui, entend ainsi lutter contre la fraude à l'identité. Dans la pratique, il s'agit surtout pour des criminels de tenter de frauder en s'appropriant la carte d'identité de quelqu'un d'autre par exemple. Il faut alors que le fraudeur et la victime se ressemblent vraiment très fort pour que seule une empreinte digitale parvienne à les distinguer.

Jusqu'il y a peu, on ne savait pas clairement si la mesure controversée de conserver les empreintes digitales sur l'eID serait aussi d'application aux mineurs d'âge. Mais à présent que l'arrêté royal a été publié le 20 décembre, il ressort que tel est bien le cas et ce, à partir de 12 ans, voire quelques mois avant, si des jeunes se voient invités à venir prendre possession de leur première eID. Voilà ce que révèle le journal De Standaard sur base de Polinfo.be.Selon De Standaard, le ministre de l'intérieur De Crem se réfère au règlement européen en la matière, qui prévoit une dispense uniquement pour les enfants de moins de six ans. Mais l'Autorité de protection des données se montre critique et va examiner plus avant l'arrêté royal. Surtout qu'il s'agit dans ce cas d'une combinaison données biométriques et mineurs d'âge.La loi prévoyant la conservation des empreintes digitales sur l'eID avait été approuvée en novembre 2018. Une fois la carte d'identité fin prête, les empreintes digitales sont gardées dans une banque de données centrale pendant trois mois.Mais cette approche fait aussi l'objet de fortes critiques. Des cryptographes de la KU Leuven notamment émettent des objections, alors que des activistes militant pour le respect de la vie privée trouvent la mesure abusive. Le gouvernement, lui, entend ainsi lutter contre la fraude à l'identité. Dans la pratique, il s'agit surtout pour des criminels de tenter de frauder en s'appropriant la carte d'identité de quelqu'un d'autre par exemple. Il faut alors que le fraudeur et la victime se ressemblent vraiment très fort pour que seule une empreinte digitale parvienne à les distinguer.